Essai Husqvarna Factory 2016

Test Factory : on a roulé avec les Husqvarna les plus rapides du monde !

Test Factory : on a roulé avec les Husqvarna les plus rapides du monde !
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Un circuit connu pour être l’un des plus éprouvants du monde et des machines qui font parties des plus convoitées du paddock MXGP, voilà le menu de notre essai du jour. Ce sont les Husqvarna officielles de Max Nagl, Christophe Charlier, Max Anstie et Thomas Covington qui nous attendent le long du circuit de Lommel pour un essai forcément hors du commun.

Par Yente Dourte

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On n’a pas tous les jours la chance de tester une machine d’usine. Alors, quand il s’agit de passer la journée sur 4 des motos les plus en vue du moment avec l’encadrement des équipes Husqvarna Factory et sur un circuit de Lommel préparé avec le plus grand soin, on sait que l’on va passer une journée hors du commun.

En arrivant sur place, je suis évidemment curieux de découvrir ce que cachent ces machines d’exception. Ma curiosité devient d’autant plus grande que j’apprends que les machines n’ont pas subi la moindre modification, pas même le moindre petit changement de setting, depuis leur dernière utilisation. Dans ces conditions, faire connaissance avec une machine, c’est aussi faire connaissance avec son pilote. Connaître ses préférences, découvrir son style de pilotage,… Je comprends par exemple à présent beaucoup mieux pourquoi Max Nagl roule de façon beaucoup plus agressive durant les premiers tours que durant le reste de la course.

Max ’The Expert’ Nagl – FC450

Entamons d’ailleurs la journée avec la machine de Max Nagl. A peine assis sur la moto, un bouton sur le guidon attire mon attention. Il s’appelle le “full power mapping”. Vous l’aurez compris, l’activation de ce mode permet à l’Allemand de rouler de façon très agressive durant le début de course. Mais même un pilote de son niveau ne peut tenir ce régime une manche complète. Son mécanicien me précise d’ailleurs en riant qu’il doit toujours penser à écrire “MAP” sur le panneau lors du 2ème passage pour que Max pense à quitter ce mode particulièrement exigeant. Sans cela, il oublie !

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On parle également beaucoup du fameux “launch control”, lequel optimise la traction de la roue arrière lors des départs. Le système fonctionne bien mais n’a que peu de raison d’être sur un sol sablonneux tel que celui de Lommel.

Je suis avant tout un pilote 250cc mais je peux vous dire que cette 450 de Max Nagl est certainement l’une des plus accessibles du peloton MXGP. Les settings CDI développés par Max rendent la courbe moteur particulièrement linéaire et douce. Le mécanicien de Nagl me confie également que la fourche utilisée sur la machine de son protégé est plus courte de 4 centimètres par rapport au modèle standard. Une solution testée l’hiver dernier et qui apporterait un réel plus pour l’Allemand.

Tout cela me donne le sentiment que Max a énormément d’expérience en matière de mise au point d’une moto. Et c’est d’ailleurs selon moi un must absolu pour rouler à ce niveau. C’est pourquoi j’ai décidé de donner le surnom “The Expert” à la 450 officielle de Nagl.

Max ‘The Beast’ Anstie – FC250

Max Anstie a remporté la pupart des “Fox Holeshots Awards” cette année. Je voulais donc à tout prix essayer quelques départs à bord de la FC 250 du Britannique. Le moteur a clairement beaucoup de puissance et du couple à revendre avec son très bel échappement FMF bleuté. Le coffre impressionnant permet de rouler longtemps sans changer de rapport sans perdre de puissance.

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La démultiplication finale utilisée par Anstie est du 13×51, ce qui veut clairement dire que la boîte de vitesse a été modifiée. Mais on ne nous dira pas exactement à quel niveau… Après quelques tours, je me sens en confiance au guidon de cette machine et je me surprends vite à essayer de nouvelles choses sur le circuit.

Les suspensions sont tout simplement parfaites pour un pilote comme moi. J’aime sauter le plus haut et le plus loin possible. Et cette machine permet tout ! Les compressions hautes et basses vitesses des suspensions semblent réglées à la perfection.

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Cette FC 250 préparée pour Max Anstie est en fait une machine de rêve pour moi, une sorte de compromis idéal entre puissance et stabilité. Elle mérite bien que je lui donne le surnom de “The beast” !

Thomas ‘The Precision’ Covington – FC250

Thomas Covington était présent personnellement à Lommel le jour de notre essai. Le pilote US venait informer son manager Jacky Martens de l’évolution de sa blessure. Thomas est petit et plutôt léger et c’est aussi un pilote qui a énormément de technique. Cela se ressent immédiatement au guidon de sa machine. La moto réagit de façon très souple, est très agile mais garde malgré tout bien le cap. Il roule avec du 13×50, ce qui lui permet d’obtenir une machine moins agressive à la sortie des virages que celle de son coéquipier Max Anstie.

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Sans doute parce que je suis plus grand et plus lourd que Thomas, je ne me suis pas senti très à l’aise sur sa machine. Les suspensions étaient trop souples pour moi. Pourquoi dès lors lui donner le surnom “The precision” ? Tout simplement parce que c’est une machine qui peut devenir incroyable si vous la pilotez avec précision. Vous l’aurez sans doute remarqué au style de pilotage de Thomas Convington, le jeune Américain est d’une précision redoutable sur les sauts et soigne ses trajectoires pour survoler les zones les plus défoncées.

Christophe ‘The Mustang’ Charlier – FC450

La machine de Charlier est typiquement ce à quoi je m’attendais pour le Français. La courbe du CDI est ici complètement différente de celle de la moto de Nagl. Les deux pilotes sont partis de la même base mais ont ensuite pris des directions très personnelles dans les settings de leurs machines. Un point qu’ils ont en commun: le système de freinage Brembo, tout simplement impressionnant.

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Comme un Mustang, la machine de Charlier est agressive et rapide à la fois. Christophe Charlier est un pilote qui roule haut dans les tours et sa machine a de l’allonge. Son style est plus agressif que celui de Nagl, il vient très vite dans les virages et fait de gros freinages. Personnellement, j’ai trouvé sa moto difficile à utiliser. Je ne suis pas habitué à la puissance d’une 450 et encore moins à un moteur aussi agressif que celui de Charlier. J’ai nettement préféré celle de Nagl !

Une journée pleine d’enseignements qui nous a permis de faire plus ample connaissance avec l’univers des teams officiels Husqvarna sur la scène MXGP et avec leurs pilotes.

 

Photos: Bavo Swijgers

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