Motocross AMPL - Haid

L’AMC Haid a fêté ses 40 ans : “Nous sommes partis de rien !”

L’AMC Haid a fêté ses 40 ans : “Nous sommes partis de rien !”
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On fêtait ce samedi la 40ème organisation de l’AMC Haid. Quarante années passées avec l’AMPL, avec des hauts et des bas mais surtout beaucoup de bons souvenirs, de nombreux défis relevés et la volonté de faire toujours mieux. Retour avec Jean Vierset et Robert Boreux sur le passé de l’AMC Haid et le chemin parcouru depuis la première organisation de septembre 1978.

Lorsqu’ils se rendent, le 1er mai 1978, comme spectateurs sur l’épreuve AMPL de Crupet, Jean Vierset et Philippe Goris ne savent pas encore qu’ils s’apprêtent à écrire la première page de la longue histoire de l’AMC Haid. “En assistant à l’épreuve, nous avons pensé que nous pourrions organiser une épreuve ici à Haid”, ce souvient Jean Vierset. “En discutant avec un commissaire, celui-ci nous a envoyé chez Marcel Gourmet. Il restait une date libre en septembre: le 4ème dimanche, soit la finale du championnat. Les choses ont donc été très vite.”

Aussitôt associé au projet de ses deux amis, Robert Boreux, qui prendra la tête du club pour 35 ans, poursuit : “Le problème, c’est qu’il n’y avait pas de club à Haid, pas le moindre franc, encore moins de matériel. Mais il y avait un comité du village qui se réunissait dans une salle qui se trouvait à proximité immédiate du circuit. Nous avons donc demandé au comité de bien vouloir s’associer à notre organisation. Il y a eu un vote et le comité à accepter de nous accompagner dans l’aventure. Nous partions vraiment dans l’inconnue.”

La première année, des cordes à ballots

Mais la machine était lancée et quelques mois plus tard se disputait à Haid la finale du championnat AMPL 1978. “Nous n’avions absolument rien comme matériel pour organiser”, continue Robert Boreux. “Heureusement, nous avons pu compter sur le soutien du club d’enduro de Dinant qui nous a prêté ses piquets.” “Quant aux cordes”, précise Jean Vierset, “nous les avions reçues de René Dieudonné. Il s’agissait de cordes à ballots. Le règlement était moins stricte à l’époque !”

En quarante ans, l’AMC Haid n’a pas été épargné par la météo. Comme ici en 2012…

“Mais tout était différent”, se souvient celui qui est toujours secrétaire de l’AMC Haid. “Il y avait à l’époque 5 catégories à l’AMPL et nous avions accueilli 142 pilotes. Nous espérions environ 1000 entrées pour rentrer dans nos frais. Nous en avons fait 2700. Inutile de préciser que nous avons été dépassés sur tous les plans. Nous ne savions pas vraiment à quoi nous attendre en fait. Les parkings étaient trop petits, nous avons dû rappeler notre brasseur qui lui-même a dû aller se dépanner chez un de ses concurrents.”

Des années de vaches maigres

La machine était donc lancée. L’organisation se structure, se professionnalise. “Mais tout n’a pas été nécessairement facile par la suite”, précise Jean Vierset. “Il y a eu des années de vaches maigres, en particulier au milieu des années 90. Après notre organisation de 1997, nous avons même failli capituler. La météo et de mauvaises dates avaient fait en sorte que nous sortions de 3 organisations avec moins de 700 entrées, ce qui était évidemment loin d’être suffisant. Heureusement, nous avons continué et pu finalement trouver une date qui nous a permis de trouver un nouveau souffle.”

“Aujourd’hui, le nombre de pilotes rend les choses plus faciles”, ajoute Robert Boreux. “Sans compte que l’AMPL prend à sa charge depuis quelques années des dépenses qu’il nous fallait couvrir dans le passé. En quarante ans, les choses ont beaucoup changé. On n’organise plus en 2017 comme dans les années 80. C’est sans doute un peu moins un plaisir car tout est plus strict, plus compliqué. Mais nous avons suivi l’évolution et nous avons grandi “avec nos bras”, comme on dit. Nous nous sommes faits nous-mêmes, en partant vraiment de rien.”

 

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