Motocross AMPL

Jérôme Doyen : “Je m’étais préparé pour gagner !”

Jérôme Doyen : “Je m’étais préparé pour gagner !”
Decrease Font Size Increase Font Size Taille du texte Imprimer

L’enjeu était double cette saison pour les pilotes de la catégorie Espoirs de l’AMPL. A l’enjeu sportif représenté par un titre dans une catégorie qui se veut l’anti-chambre de la catégorie reine de la fédération, s’ajoutait également cette année celui de se voir offrir pour la saison 2018 le guidon d’une Yamaha YZ 125cc dans le cadre de la Yamaha Motor Belgium 125 Youth Cup, mise sur pieds par D’ieteren Sport, importateur de la marque en Belgique et l’AMPL. Il n’a pas fallu attendre la finale du championnat, le week-end passé à Moircy, pour connaître le nom du lauréat. Jérôme Doyen a en effet dominé la saison pour s’offrir le titre 2017 dès l’épreuve de Willancourt quelques semaines plus tôt.

“C’était vraiment une très belle saison, on est vraiment presque tous amis en Espoirs et je trouve que c’est cool d’avoir un si bon esprit entre nous”, explique le pilote d’Awenne, près de Saint-Hubert. “Bien sûr, en course, cela ne nous empêche pas de parfois tenter des dépassements un peu limite mais ça fait parti du jeu ! En début de saison, on a eu vraiment de belles bagarres avec Adrien Helas. On se partageait les bouquets et au niveau du championnat nous étions très proches. Malheureusement, Adrien s’est blessé en cours de saison et donc j’ai eu tout d’un coup pas mal de points d’avance sur le deuxième. J’ai eu aussi de belles bagarres avec Clément Boulenger et Alan Noël mon équipier au sein du motocross club de Saint-Hubert.”

Mais la fin de saison n’a pas été aussi facile qu’attendu pour le pilote Yamaha. “Les 2 ou 3 derniers motocross avant le titre ont été assez difficiles mentalement. Je me mettais beaucoup de pression alors que j’avais 150 points d’avance au championnat. Cela me bloquait sur la moto et je faisais beaucoup d’erreurs, je ne roulais pas comme d’habitude. Après Willancourt, j’ai relâché la pression et je me suis beaucoup mieux amusé à Bercheux où je gagne le général.”

Une brillante saison qui ne doit rien au hasard pour celui qui s’apprête à monter l’an prochain dans la catégorie Inters MX2. “L’hiver dernier, je m’étais préparé pour être champion. Mon frère est kiné et m’a préparé un programme physique pour l’hiver ainsi que pour la saison. Je me suis davantage entraîné sur la moto que les autres années. J’ai aussi effectué un stage en Espagne avec Jeremy Coen. Cela m’a apporté beaucoup de technique, c’est d’ailleurs lors de ce stage que je me suis rendu compte que ma technique était vraiment médiocre en comparaison à celle d’un pilote comme Jeremy qui a un pilotage très coulé et rapide à la fois. J’ai donc beaucoup progressé durant cette semaine et je remercie Jeremy pour cela ! J’espère pouvoir retourner en Espagne avec lui et mon frère l’hiver prochain.”

La saison 2018, Jérôme va la passer à jongler entre le motocross et les études de kiné qu’il vient de commencer à Libramont. “Je vais beaucoup moins rigoler !”, avoue-t-il. “Mais je vais essayer de bien m’entraîner durant l’hiver pour ne pas être ridicule dans cette catégorie. Et puis, désormais, je dois d’avantages me concentrer sur mes études donc cela va être plus compliqué pour trouver le temps de m’entraîner.”

Son succès, Jérôme sait qu’il le doit à son niveau de condition physique, à son pilotage mais il insiste aussi sur l’importance du mental en motocross. “Si j’ai un conseil à donner, c’est d’avoir confiance en soi et d’y croire parce que je pense que le mental joue un très grand rôle dans le motocross”, affirme-t-il avant de remercier ceux qui l’aident à faire le choses au mieux. “Je voudrais remercier mes parents parce que sans eux je ne pourrais pas vivre ma passion à fond, mon frère pour tous les conseils, Jonathan mon panneauteur, les photographes, ma famille, mes amis, mes supporters, mon sponsor André Grimonprez qui m’apporte un gros soutien financier, Guy Donvil (Offroad) pour les conseils et la préparation de la moto et enfin Jeremy Coen pour les précieux conseils de pilotage qu’il m’apporte.”

Texte & photos : Angélique Bouille

Vos commentaires