Motocross

Nicolas Dercourt : “Le Supercross, c’est complètement nouveau pour moi !”

Nicolas Dercourt : “Le Supercross, c’est complètement nouveau pour moi !”
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Deux épreuves restent à disputer sur le championnat français SX Tour. Ce week-end, c’est à nouveau une épreuve de premier plan qui attend les pilotes avec le Supercross de Genève, en Suisse. La finale du SX Tour aura lieu à la Galaxie d’Amnéville mi-décembre. Dans la catégorie SX2, le « supercross rookie » Nicolas Dercourt (Team GSM) figure actuellement à une belle 7ème place, à 4 petits points seulement du quatrième. Prenons quelques minutes pour discuter avec le sympathique Picard.

Après un titre de vice-champion EMX125 derrière Pauls Jonass en 2013 et de beaux résultats sur le championnat EMX250 en 2016, avec entre autres des quatrièmes places en France et en Grande-Bretagne, Nicolas Dercourt a choisi cette année de rouler dans son propre pays. Sur le plan international, Nicolas était moins dans le feu des projecteurs mais il continue cependant son ascension. Le suivi régulier assuré par Serge Guidetty, ancien spécialiste de SX, et les stages dans le sud de la France portent indéniablement leurs fruits.

Chez les pilotes français, on a l’impression que le Supercross est une évidence !

Nicolas Dercourt: “Pourtant ce n’est pas le cas, surtout si tu viens du nord comme moi! Là, il n’est tout simplement pas possible de s’entraîner correctement en Supercross. Maintenant, j’ai pris la mesure et c’est un nouveau défi. En tout cas, il n’est pas facile de rivaliser immédiatement avec le top dans une discipline qui est complètement nouvelle pour moi. Pourtant, la différence n’est à présent plus aussi grande. C’est donc positif mais je manque encore d’expérience et d’entrainement spécifique. ”



A Lyon, le week-end dernier, cela ne t’a pas empêché de signer de belles performances…

Dercourt: “Il est vrai qu’à Lyon j’ai pris de bons départs, ce qui m’a permis de prendre tout de suite pris le bon rythme. En fait, je me suis retrouvé à 2 mètres du podium parce que j’ai fini pratiquement dans la roue du troisième! Maintenant, au moins, cela confirme qu’il y a du progrès et que j’ai aussi désormais l’opportunité de me battre pour les podiums et les victoires en Supercross. C’est mon objectif et c’est dans cet objectif que je travaille dur avec mon entraîneur Serge Guidetty. “

Comment as-tu vécu ce passage du motocross au Supercross?

Dercourt: “Avant tout, il faut s’habituer à un autre moto. Bien sûr, les suspensions sont plus dures, les rapports de boîte sont différents et nous avons également commencé à travailler avec un mode d’entraînement qui est nouveau pour moi. Les manches sont beaucoup plus courtes, il faut donc plus d’explosivité. Je me suis également beaucoup concentré sur la technique de pilotage pour être efficace sur les enchainements et améliorer mon timing sur les sauts. Physiquement, il s’agit d’être capable de gérer son rythme cardiaque qui a tendance à monter très vite. C’est pourquoi nous nous entraînons aussi beaucoup sur les sprints.”

Quel est le bilan de ta saison ‘outdoor’ en Elite?

Dercourt: “Je suis un peu déçu de ma quatrième place au final. Bien sûr, j’aurais aimé être titré. Mais cette quatrième place est logique. Je n’ai pas marqué de points dans deux manches parce que je me suis déboîté le genou dans l’une, à cause d’un déboîtement de l’épaule dans l’autre. Lors de la première course à Saint-Jean d’Angély, je n’étais pas dans le coup,  je n’ai marqué que trois points dans la première course et la seconde n’était finalement pas beaucoup mieux. J’ai ainsi été immédiatement distancé au championnat. J’avais certainement l’opportunité de faire mieux mais on ne peut malheureusement pas revenir en arrière.”

Le championnat EMX250 ne t’a pas manqué cette année?

Dercourt: “Vraiment pas du tout. Je pense qu’il est exagéré de payer 300 euros de frais d’inscription pour deux manches de 30 minutes. Franchement, je me suis beaucoup plus amusé pendant les deux GP de France (MX2 à Ernée, MXGP à Villars-Sous Ecot, NDLR) que j’ai disputés. Le mondial reste une expérience fantastique, mais une saison complète en GP est incroyablement chère. D’un autre côté, participer à quelques GP, cela t’aide à élever ton niveau pour les compétitions en France. Bien sûr, le niveau du mondial est aussi très différent de celui du championnat EMX250! “


En fin de saison, tu as roulé en MXGP à Villars-sous-Ecot, nous te reverrons sur une 450 l’an prochain?

Dercourt: “C’est en effet mon intention. Sur le championnat Elite comme en Supercross, je roulerai sur une 450. Ce programme sera complété par quelques GP et l’Enduropale du Touquet. “

Sur ta première course MXGP tu as d’emblée marqué des points. Cela montre indéniablement ton potentiel.

Dercourt: “Il est clair que physiquement une 450 me convient mieux qu’une machine MX2. En fait, je me sens beaucoup plus à l’aise sur une 450, surtout parce que la Yamaha fonctionne vraiment bien dans sa version standard. Je suis impatient de commencer à rouler avec ma YZ450-F 2018 ! Personnellement, je préfère un moteur puissant et avec mon mètre 85 et mes 80 kilos, sur une 250, cela devient compliqué! “

Merci pour cette discussion et bonne chance ce week-end!

Dercourt: “De rien, avec plaisir!”

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