Published On: 13 février 2026

Figure du paddock mondial, Jeffrey Herlings entame en 2026 un tournant majeur de sa carrière en rejoignant la structure officielle Honda HRC, désormais engagée sous l’appellation Honda HRC PETRONAS. Le Néerlandais ne cache ni l’urgence du temps qui passe, ni son ambition intacte : performer vite, très vite.

Lors de la présentation officielle du team, Herlings a immédiatement donné le ton. Arrivé seulement le 1er janvier dans sa nouvelle équipe, il n’a pratiquement pas eu de répit : « L’équipe peut avoir du temps, pas moi. Je n’ai plus dix ans de carrière devant moi, donc je dois performer, et je dois performer vite. » Entre la mise en place de l’équipement, des réglages, de la moto et de tout l’environnement technique, le délai a été extrêmement court : « J’ai eu cinq, six semaines maximum. On est encore en train d’apprendre, de découvrir, mais je pense qu’on a déjà une bonne base, aussi avec la moto. »

Le pilote néerlandais découvre en plus une machine prototype : « C’est une nouvelle moto, une sorte de prototype. Elle vient juste de sortir. Il y a énormément de potentiel, énormément de possibilités. » Un contexte qui rend le défi encore plus stimulant, mais qui impose aussi une montée en puissance rapide : « Je ne peux pas attendre toute la saison. J’ai besoin de quelques courses pour me mettre dans le rythme. J’ai vu le week-end dernier que l’intensité n’était pas encore là, mais j’espère qu’au premier GP je serai prêt et qu’on pourra rapidement se battre pour les victoires. »

Ce transfert vers Honda marque aussi l’aboutissement d’un objectif personnel ancien : « Ça a toujours été un rêve pour moi de rouler pour Honda HRC. On était déjà proches d’un accord en 2016. Pour moi, si je devais quitter mon ancienne équipe, ce ne pouvait être que pour Honda. C’était un rêve d’enfant. » Malgré une longue et fructueuse période précédente avec KTM, il ne nourrit aucun regret : « J’ai accompli beaucoup de choses, j’en garde de bons souvenirs. Mais rejoindre Honda HRC, je ne voulais pas passer à côté de ça. » Et la surprise est positive : « Honnêtement, je suis surpris de voir à quel point la moto est déjà bonne. Et comme c’est un nouveau modèle, ça me donne beaucoup d’espoir sur le potentiel futur. »

Les blessures des dernières saisons n’ont pas entamé sa détermination, même s’il reste lucide : « Le motocross est un sport à risques, les blessures en font partie. L’an dernier j’ai manqué le début de saison, puis je suis revenu avec seulement quelques jours de roulage après six mois d’arrêt. Les premières courses ont été très difficiles. » Cette fois, la préparation est plus solide : « Je me sens bien, je me sens en forme. Il me manque encore un peu d’intensité de course, c’est pour ça que je fais plusieurs épreuves de préparation avant le premier GP. Je n’aurai plus beaucoup d’occasions, donc chaque opportunité je dois la saisir à deux mains. »

Face à une grille MXGP qui mélange jeunesse et expérience, Herlings garde une lecture simple : « Pour moi, ce sont à peu près les mêmes gars que ces dernières années, avec deux ou trois nouveaux en plus. Ce championnat est long, avec 60 manches. Tout est une question de régularité. » Il cite d’ailleurs l’exemple récent de la constance comme clé du titre mondial : être présent chaque week-end, sans trou d’air.

L’arrivée de nouveaux partenaires majeurs comme Monster Energy renforce encore la structure et la pression de résultat — un contexte qui le stimule plus qu’il ne l’inquiète. Après 17 ans dans le même environnement, ce changement agit comme un déclic : « C’est une toute nouvelle aventure, une énorme motivation. Rejoindre une nouvelle équipe pour les deux ou trois dernières années potentielles de ma carrière rend les choses très excitantes. »