La marque barcelonaise franchit une nouvelle étape historique en engageant officiellement un team usine dans le championnat du Monde FIM EnduroGP. Un pari audacieux, une déclaration de guerre au thermique.
C’est officiel. Stark Future ne se contente plus de prouver que l’électrique peut tenir tête au thermique sur quelques tours de circuit spécial. Avec le lancement du Stark OxMoto EnduroGP Team, la marque catalane s’attaque cette fois au format le plus exigeant du hors-route : une journée complète de course, des transferts interminables, des spéciales dans les forêts et les pierriers, et une machine qui doit tenir du matin au soir. Rien de moins.
La structure, propriété d’Antoine Rigaudeau — patron d’Oxmoto et ancien pilote du Dakar — alignera deux motos sur la grille du Championnat du Monde Paulo Duarte FIM EnduroGP. David Herbreteau portera les couleurs en E2, tandis que Marc Sans prendra place en E3, une catégorie qu’il connaît parfaitement pour y avoir déjà décroché une victoire et plusieurs podiums au niveau mondial.
« Entrer en EnduroGP est une étape naturelle pour Stark. Le VARG a déjà prouvé qu’il pouvait rivaliser tête à tête avec les meilleures motos thermiques dans le tout-terrain de haut niveau. »
Sébastien Tortelli — Directeur Sportif, Stark Future
Aux commandes sportivement, on retrouve Cyril Raynaud. Ancien vice-champion du monde EnduroGP en catégorie Open, le Lyonnais cumule les casquettes de team manager et de coach. C’est lui qui orchestre le quotidien du programme, épaulé en direct par Stark Future et la figure tutélaire de Sébastien Tortelli, double champion du monde de motocross (125cc en 1996, 250cc en 1998) et architecte du développement racing de la marque.
L’enduro, le vrai test de durabilité
Là où le motocross ou le superenduro se gagnent en quelques heures d’effort intense, l’EnduroGP impose une continuité d’effort et une gestion d’énergie qui n’ont aucun équivalent. Pour un prototype électrique, c’est précisément là que le défi est le plus brutal. Autonomie, recharge dans les paddocks de campagne, gestion thermique sous contrainte : le Stark VARG EX devra répondre à des exigences que ses adversaires thermiques ont eu des décennies à affiner.
L’équipe ne cache pas ses ambitions mesurées pour la première saison. Il s’agit avant tout de collecter un maximum de données, de progresser round après round, et d’installer le VARG EX comme un acteur légitime du plateau. Un top 5 ou un podium en fin de saison serait, selon les pilotes eux-mêmes, un résultat fantastique.
« Nous avons une confiance absolue dans ce projet. L’objectif est de concourir avec sérieux, de faire avancer le développement, et de montrer tout le potentiel de cette plateforme. »
Cyril Raynaud — Team Manager, Stark OxMoto EnduroGP.
Au guidon de la Stark Varg, le Français David Hebreteau (E2) et l’Espagnol Marc Sans (E3). David Herbreteau arrive avec trois ans d’expérience sur le VARG derrière lui, une base technique rare que peu de pilotes de ce niveau peuvent revendiquer. Marc Sans, lui, apporte la crédibilité du paddock EnduroGP dès le premier jour : ses cinq podiums mondiaux et sa connaissance de la discipline constituent un atout immédiat pour le développement de la moto en conditions de course réelles.
Pour Rigaudeau, l’enjeu dépasse la simple compétition : « Nous sommes au tout début d’une nouvelle ère. Peu de gens peuvent dire qu’ils étaient présents lors d’un tel basculement. »













