Le Dinant Moto Club vient de tourner une page importante de son histoire avec la 50e édition de son Enduro. Une édition anniversaire disputée sur deux jours et qui constituait également la finale du championnat de Belgique. Au lendemain de ce week-end forcément particulier, au cours duquel Erik Willems a coiffé la couronne de champion de Belgique chez les Inters, Alain Viroux, le président du club, a tenu à remercier tous ceux qui ont contribué à sa réussite. Il a également souhaité revenir sur les déclassements prononcés dimanche et sur leurs conséquences pour l’avenir de l’épreuve.
Pour le président du Dinant Moto Club, l’heure est avant tout aux remerciements. « Au lendemain de ce 50ème Enduro de Dinant, j’ai surtout envie de dire un mot : MERCI », écrit-il. « Merci à toutes celles et ceux qui ont donné de leur temps, de leur énergie et parfois même quelques heures de sommeil pour que cette édition anniversaire puisse voir le jour. »
Cette 50e édition représentait forcément un défi particulier pour le club dinantais. « Organiser un enduro, ce n’est jamais l’affaire d’une seule personne, c’est l’affaire de tout le comité. Mais organiser un 50ème Enduro, avec deux jours de compétition et une finale du championnat de Belgique, c’était un défi encore plus important. Et une fois de plus, vous avez répondu présents. »

Le président tient notamment à saluer le travail des nombreux bénévoles, qu’ils aient été visibles du public ou qu’ils aient œuvré dans l’ombre. « À tous les bénévoles qui étaient là bien avant l’arrivée des premiers pilotes, à ceux qui ont balisé, contrôlé, accueilli, ravitaillé, sécurisé, nettoyé, préparé, démonté… À ceux que le public a vus, mais aussi à tous ceux qui ont travaillé dans l’ombre : sachez que votre travail a compté. Chaque coup de main a compté. »
« Je suis fier de ce que nous avons réalisé ensemble »
Un hommage particulier est également adressé aux membres du comité du Dinant Moto Club.
« Pendant des mois, chacun a apporté sa pierre à l’édifice, avec ses idées, ses compétences, ses inquiétudes parfois, mais surtout avec la même envie : faire de ce 50ème Enduro une belle fête et être à la hauteur de l’histoire de notre club. »
« En tant que président, je suis fier de ce que nous avons réalisé ensemble », poursuit-il. « Un club, ce n’est pas seulement une organisation, des motos ou une course. Un club, ce sont des femmes et des hommes qui se retroussent les manches et qui avancent ensemble. Et après 50 éditions, je crois que c’est probablement notre plus belle réussite. »
Les communes, autorités, propriétaires, partenaires et associations qui ont permis l’organisation de l’épreuve sont eux aussi remerciés. « Merci également aux communes, aux autorités, aux propriétaires, aux partenaires, aux associations et à toutes les personnes qui nous ont fait confiance et qui ont permis à cette aventure de continuer. »
Et évidemment, impossible de conclure sans mentionner les pilotes et le public. « Vous avez donné vie à cette 50ème édition et permis au Dinant Moto Club de vivre un week-end que nous ne sommes pas près d’oublier. »
« 50 ans d’histoire »
Cette 50e édition marque un demi-siècle d’histoire pour le club.
« 50ème Enduro de Dinant… 50 ans d’histoire. Cette histoire appartient à tous ceux qui, un jour ou aujourd’hui, ont porté les couleurs du Dinant Moto Club. Mais surtout, elle appartient à ceux qui seront encore là demain pour écrire la suite. » Avant de conclure : « Du fond du cœur, MERCI. »
Retour sur les déclassements du dimanche
Le bilan du week-end ne pouvait toutefois pas faire l’impasse sur un épisode qui a suscité des réactions : plusieurs pilotes ont été déclassés en fin de journée dimanche.
Le président du Dinant Moto Club a donc souhaité apporter sa version des faits. « Je suis obligé de revenir sur ce qui s’est passé dimanche, certains pilotes ont été déclassés en fin de journée. Je ne vais attaquer personne ici, mais je me dois de donner suite à un message reçu sur Facebook. »
Selon le président, le contrôle effectué dimanche faisait suite à un appel du propriétaire concerné. « Suite au contrôle que nous avons effectué le dimanche suite à un appel du propriétaire, car le samedi, tout était normal, plus de 250 motos sont passées sur le chemin empierré et plusieurs pilotes ont malheureusement pour eux été pris à rouler en dehors du chemin. »
Une décision qui a été jugée sévère par certains concurrents. Le président assume néanmoins la nécessité de sanctionner les infractions constatées. « Je ne vais pas entrer dans les détails, certains trouvent la sanction sévère. Mais avant de critiquer, il faudrait avoir tous les renseignements. »
Un impact direct sur le parcours 2027
L’enjeu, explique le président, dépassait largement le simple classement de la finale du championnat de Belgique. « Pour votre information, la conséquence du roulage des pilotes dans ce qui a été appelé un sentier par certains mais qui s’appelle en réalité une jachère et qui n’ont donc pas roulé sur le chemin, c’est que nous avons perdu toute la nouvelle partie du parcours dans les bois, le tout appartenant au même propriétaire. »
Une conséquence particulièrement dommageable pour le Dinant Moto Club puisque la possibilité d’utiliser cette zone était également envisagée pour l’avenir. « En ne respectant pas ce chemin, tous ces pilotes ont déjà mis à mal le parcours 2027 », regrette ainsi le président.
Un rappel qui concerne finalement tous les acteurs de l’enduro : derrière les kilomètres de spéciale et de liaison proposés aux pilotes, il y a le travail des organisateurs, mais aussi la confiance indispensable des propriétaires, des communes et des autorités.
Pour le Dinant Moto Club, le 50e Enduro restera donc comme une édition historique, mais également comme une nouvelle illustration de la fragilité d’un parcours d’enduro. Après cinquante éditions, le club entend désormais continuer à écrire son histoire… et préparer la 51e.
