Interview Jeremy Van Horebeek | Le rêve américain

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“En fait, je voudrais faire comme Tyla Rattray: remporter un titre de champion du monde, puis partir aux Etas-Unis!” C’est ce que nous déclare Jeremy Van Horebbeek lorsque nous évoquons devant lui la décision inattendue prise par Tyla Rattray de s’exiler aux Etats-Unis tout de suite après l’obtention de son titre de champion du monde. Le ‘Jerre’ a son ‘rêve américain’ solidement ancré en lui. Même s’il lui reste un bout de chemin à faire pour le réaliser… Le Brabançon fait certes partie des dix meilleurs pilotes mondiaux en MX2 et, la saison prochaine, avec le départ du fameux quatuor que formait Cairoli-Pourcel-Rattray-Searle, il peut espérer figurer dans les places d’honneur en MX2 dans le cadre d’un championnat qui s’annonce ouvert et passionnant.

Jeremy, nous sommes quelques mois après ta seconde saison en GP au terme de laquelle tu as terminé huitième du championnat du monde MX2. A Pierreux, tu nous disais que ta saison avait été réussie, même si tu regrettais de n’être jamais monté sur un podium de GP. Quel regard jettes-tu sur la saison écoulée?

Jeremy Van Horebeek:”C’est évident qu’une place sur le podium m’aurait fait très plaisir et j’ai souvent échoué au pied de celui-ci. Mais, d’un autre côté, lorsque tu n’as que dix-huit ans, que tu viens de terminer ta seconde saison en GP et que tu roules régulièrement parmi les cinq premiers, tu ne dois pas trop te plaindre, selon moi. C’est dommage effectivement que je n’aie pas réalisé de podium mais je suis convaincu que ce sera pour la saison prochaine. Pour le moment, je me sens vraiment très fort. Je ne me suis jamais autant entraîné par le passé.”

On a pu constater que tu t’étais considérablement amélioré dans ce qui constituait pour toi un point faible, en l’occurrence le sable…

Jeremy Van Horebeek: “Oui, c’est vrai. J’ai beaucoup travaillé avec Kees van der Ven qui est LE spécialiste du pilotage dans le sable. Sans oublier, bien sà»r, Harry Nolte qui est non seulement mon mécanicien mais également mon grand ami. Je dois le dire, Harry me manque énormément. Je lui sonne d’ailleurs très régulièrement. Je trouve dommage qu’on m’ait obligé à arrêter notre collaboration. Ils (KTM, NDLR) auraient pu me laisser encore rouler chez Kees et Harry cinq ans sans problèmes. Je n’ai pas besoin d’un team d’usine. Je sais que les motos mises au point par Harry sont pratiquement équivalentes aux motos d’usine. Harry est passionné par son travail et cela m’a toujours énormément servi. Cela vaut également pour Kees. Au début, il me disait que mon guidon devait être rabaissé d’un demi-centimètre pour mieux rouler dans le sable et il avait raison! Je suis énormément reconnaissant à mon ancien team pour tout ce qu’ils ont fait pour moi et je regrette d’avoir dà» les quitter. Ainsi va la vie.”

Un des autres faits marquants de ta saison, au-delà de ta huitième place au championnat du monde MX2, a été évidemment ta sélection pour le Motocross des Nations. Tu faisais partie de l’équipe belge pour la seconde année de suite et tu t’es encore retrouvé sur le podium, podium qui n’a été conquis qu’au terme de la dernière manche. Cela a dà» être un soulagement?

Jeremy Van Horebeek: “Oui, bien sà»r. Un soulagement deux fois plus grand qu’aux Etats-Unis l’année précédente. Il faut admettre qu’à Donington, nous sommes loin d’avoir effectué notre meilleure course de la saison. Nous avons fait tous les trois de notre mieux mais la manière n’était pas là. J’aurais vraiment été très déçu si nous n’étions pas montés sur le podium. Tu le sais, le Motocross des Nations est de loin la plus belle épreuve de la saison. J’espère que nous pourrons arriver à constituer un nouveau ‘dream team’ belge dans le futur afin de mettre fin à l’hégémonie des Américains. Ce serait extraordinaire et je ne doute pas que nous puissions y arriver un jour.”

Au Motocross des Nations, si tu ne roules pas à 200%, c’est que tu n’es pas un véritable sportif!”

A Donington, en ce qui te concerne, tu aurais pu réaliser un meilleur résultat si Tommy Searle ne t’avait pas fait tomber en seconde manche.

Jeremy Van Horebeek: “C’est vrai que Tommy m’a proprement balancé. Ce n’était pas très correct de sa part mais, bon, c’est le cross. Avant de tomber, je me trouvais parmi les trois premiers du MX2 et j’ai dà», après ma chute, repartir de très loin. J’avais des problèmes avec mes lunettes, sans parler du reste. Heureusement, dans le dernier tour des deux manches, je suis arrivé à dépasser un pilote et cela nous a rapporté des gros points. En seconde manche, Steve Ramon avait réalisé un mauvais départ et il a dà» cravacher pour remonter. Il faut admettre que, tous les trois, nous nous sommes battus à du 200% et c’est pour cela que nous méritions de monter sur le podium.”

L’an dernier, tu m’avais dit que ta plus grande crainte était que l’équipe belge échoue de ta faute. La même pensée t’a-t-elle encore traversé l’esprit cette année?

Jeremy Van Horebeek: “Oui, tu y penses toujours, je crois. Imaginer qu’à cause de moi, par exemple, l’équipe aurait terminé quatrième ou cinquième… Il faut pouvoir considérer que ce genre de choses peut arriver et qu’il faudra quand même continuer à vivre avec cela. C’est pour cela que j’estime qu’un pilote qui ne se donne pas à 200% lors d’une telle épreuve n’est pas un véritable sportif. Chacun a donné le meilleur de lui-même et c’est pour cela que nous ne devons pas nourrir de regrets. Tu peux bien sà»r avoir un sentiment de culpabilité quand les choses ne se sont pas passées comme tu l’espérais. Maintenant, je me serais senti moins coupable qu’à Budds Creek car une épreuve comme celle-là impressionne. C’est très spécial, même si je pense que Donington Park était encore un peu mieux. N’empêche, les Etats-Unis, c’est le rêve pour n’importe quel jeune pilote. Regarde Tyla. Un titre mondial me suffirait également. Je n’ai pas besoin de remporter dix titres mondiaux comme Stefan. Avec tout le respect que j’ai pour Stefan, car il faut pouvoir le faire.”

Outre ta huitième place en MX2 et le podium au Motocross des Nations, il y a aussi la reconduction de ton titre de champion de Belgique. Pourtant, cela a été moins facile qu’en 2007. Que s’est-il passé?

Jeremy Van Horebeek: “Mes débuts en Championnat de Belgique ont été catastrophiques. Une sixième puis une seconde place à Beervelde, ce n’est pas sérieux! Je me suis dit: “Retourne apprendre à rouler!” Kester ne s’est pas mieux passé parce que je voulais réaliser un numéro devant mes supporters. J’ai terminé septième et huitième, ce qui n’était pas admissible en ce qui me concerne. A mon niveau, je devais au moins terminer dans le top-cinq, même si je n’étais pas dans un bon jour. Après Kester, je me suis repris. J’ai pu remporter quelques courses et, Joël et moi, nous nous sommes livrés de beaux duels. Lors de l’épreuve finale, à Mont-St-Guibert, je crois avoir démontré que j’étais le plus fort et que je méritais mon titre de champion de Belgique. Après la première manche, j’aurais pu me contenter d’assurer mais j’ai roulé à fond en seconde manche et je suis parvenu à l’emporter malgré la pression de Joël. J’aurais bien voulu remporter le championnat hollandais mais je l’ai manqué de peu après avoir commis une faute stupide dans le dernier tour. Quoiqu’il en soit, cela ne m’a quand même pas empêché de dormir!”

“Je n’exclus pas de participer au Championnat de France et pas seulement pour une question d’argent”

On raconte qu’il ne serait pas invraisemblable que tu puisses ne pas participer au championnat de Belgique la saison prochaine mais bien au championnat de France. Du côté français, on se montrerait très intéressé de voir le ‘Jerre’ participer au Championnat de France. Qu’en est-il exactement?

Jeremy Van Horebeek: “Ce que tu dis est vrai. Le Championnat de Belgique est très bien mais, en France, je peux obtenir des contrats dont le montant est le double par rapport à ce que je reçois en Belgique en ce qui concerne les primes versées dans le cadre du championnat national. Maintenant, l’argent n’est pas ma principale motivation. En France, les circuits sont dix fois plus beaux, tout y est bien organisé et le niveau est quand même un peu plus élevé qu’en Belgique. Si tu veux rouler en Championnat du Monde, tu dois te confronter aux ‘top’ pilotes en permanence. C’est ce que je ferai également en Championnat de Belgique. J’y roulerai d’ailleurs avec la MX1. Ce sera difficile car, même si j’ai déjà roulé plusieurs fois sur cette moto, j’ai du mal à m’y faire.”

Tu peux faire comme Joël Roelants et aller rouler avec une MX2 chez les Inters MX1/MX3…

Jeremy Van Horebeek: “Oui, c’est envisageable. Cependant, avec une MX2, tu es désavantagé. Tu es toujours largué lors des départs et des pilotes comme Ramon et De Dijcker n’ont pas l’habitude de t’attendre.”

La saison dernière, tu avais pris part, aux côtés de pilotes comme Chad Reed et Jeremy McGrath, au Supercross de Paris-Bercy. Tu disais que tu réalisais ainsi un rêve d’enfance. Lors d’une interview précédente, tu déclarais vouloir participer à davantage de supercross en 2008. Pourtant, tu n’as participé à aucun supercross l’année passée…

Jeremy Van Horebeek: “C’est vrai. C’est une décision que j’ai prise. A la fin de la saison écoulée, j’étais très fatigué et je devais encore participer à deux manches du Championnat des Pays-Bas. Lors de ces courses, j’en ai vraiment bavé, d’autant que je souffrais d’une blessure à l’épaule. Cela m’était arrivé bêtement en faisant du BMX. Cette blessure a joué en partie dans ma décision de ne participer à aucun supercross. En plus, je ne pouvais pas m’entraîner et il était grand temps que je prenne un peu de vacances. Je suis allé une dizaine de jours en République Dominicaine. C’était génial: beaucoup de soleil et, surtout, le repos complet. Ces vacances m’ont fait vraiment énormément de bien. A mon retour, j’ai recommencé à m’entraîner avec beaucoup d’énergie. Je m’entraîne maintenant avec Stefan et les ‘KTM boys’à Lummen. Je constate que j’ai déjà progressé. Cela fait maintenant six semaines que je ne suis plus remonté sur la moto et j’ai vraiment envie de rouler. Evidemment, Stefan comprend cet envie et il s’efforce de calmer mes ardeurs.”

“Je pense que le supercross est mille fois plus amusant que le motocross!”

Mais tu es toujours habité par cette envie de faire du supercross?

Jeremy Van Horebeek: “Oui, mon rêve américain ne me quittera jamais, je pense. Ce qui importe maintenant pour moi, c’est d’abord de décrocher un titre mondial. Maintenant, si je n’arrivais pas à décrocher ce titre et si la chance m’était malgré tout donnée d’aller rouler aux Etats-Unis, je ne la laisserais pas passer. Je pense que je dispose de la technique nécessaire. J’ai beaucoup d’admiration pour James Stewart, Chad Reed, Ricky Carmichael et tous les grands pilotes américains. Après m’être vraiment familiarisé avec la discipline du supercross, je crois que j’adorerais rouler à temps plein aux Etats-Unis. Il me semble que c’est mille fois plus amusant que le motocross. Le problème, c’est que tu dois pouvoir t’entraîner dans de bonnes conditions, sinon tu n’arriveras à rien. Le rêve est donc toujours bien présent mais je dois pouvoir m’y consacrer à 100% sinon cela ne restera qu’un rêve.”

Dans une interview que nous avions réalisée l’an dernier, tu exprimais les plus vives louanges au sujet de ton entourage. Cependant, lors des derniers GP, des rumeurs circulaient selon lesquelles tu avais rompu avec ton manager, Jaimy Scevenels?

Jeremy Van Horebeek: “C’est exact. Jamy et moi avons connu de bonnes années ensemble. Il m’a beaucoup aidé. Les raisons pour lesquelles nous ne travaillons plus ensemble relèvent du domaine privé. Je travaille maintenant avec Glenn Dempsey, qui est également le manager de Joshua Coppins, Ben Townley et de Gareth Swanepoel. L’entraînement physique est assuré par Stefan. Maintenant, j’espère encore voir Jaimy sur les GP et il sera toujours le bienvenu chez moi. Je n’oublierai pas tout ce qu’il a fait pour moi.”

Nous nous trouvons en pleine préparation pour la saison prochaine. Tout comme Joël Roelants, tu te rends plusieurs fois par semaine à Lummel pour t’entraîner avec Stefan Everts et avec d’autres pilotes KTM. Le fait de pouvoir t’entraîner avec tes co-équipiers ainsi qu’avec un décuple champion du monde, cela donne quand même un fameux avantage par rapport à la concurrence, non?

Jeremy Van Horebeek: “Je n’oserais pas dire cela: l’an dernier, je n’ai jamais couru plus d’une heure d’affilée mais, maintenant, après quatre semaines d’entraînement, nous en sommes déjà à une heure et vingt minutes. Je n’allais jamais nager. Avec Stefan, nous nageons deux fois par semaine. Si je ne progresse pas à ce rythme, je n’y comprendrai plus rien! C’est vrai que c’est un grand avantage de pouvoir travailler avec des gens comme Stefan, Hugo et le team KTM dans son ensemble. Pour Jà¶el et pour moi, nous entraîner avec les pilotes d’usine KTM, c’est comme un rêve. Ainsi, le mercredi, lorsque la saison débutera, nous irons tous rouler ensemble. S’entraîner en groupe est beaucoup plus agréable. Une heure file comme s’il s’agissait de dix minutes. Entre les exercices, nous parlons et rions ensemble. Il règne dans l’équipe un véritable ‘team spirit’ et cela, c’est un avantage énorme. Pour ne rien gà¢ter, je crois pouvoir dire que je m’entends remarquablement bien avec Stefan.”

“Je comprends la décision de Tyla Rattray de partir aux Etats-Unis.”

Rtyla Rattray, champion du monde MX2 a donc arrêté sa collaboration avec KTM afin de réaliser son rêve américain. Cela a dà» être un coup terrible pour le camp KTM, du moins pour le manager sportif, Stefan Everts?

Jeremy Van Horebeek: “En fait, je n’en sais rien mais je le crois aisément. Je pense que Stefan a pris ce coup en pleine figure mais il ne le montre pas. Tyla était également un de mes bons amis et il m’a beaucoup aidé lors de la saison écoulée. J’allais aussi souvent m’entraîner avec lui. C’est sà»r qu’il va me manquer, même si je ne le connaissais pas très bien. Je crois que Stefan a maintenant comme objectif de faire entrer deux pilotes belges dans le tem d’usine afin de leur faire suivre les traces de Tyla. Pour revenir à Tyla, je le comprends. Il a obtenu le titre mondial auquel il aspirait et il s’en est allé chercher un titre américain en supercross ou en outdoor. S’il devait réussir, quel beau palmarès il aurait!”

Tu laisses sous-entendre que tu aurais agi de la même manière que Tyla et que tu aurais donc laissé tomber KTM?

Jeremy Van Horebeek: “C’est une question très difficile. Voici deux ans, j’ai signé un contrat de deux cinq ans avec KTM et je leur en suis très reconnaissant. En respectant les règles de ce contrat, je ne vois pas pourquoi je quitterais KTM anticipativement. Maintenant, lorsqu’un autre team te fait une offre sérieuse, tu pèses le pour et le contre, même si KTM veut continuer à collaborer avec toi. Rouler toute une carrière sur la même moto ne me semble pas réalisable. Regarde Stefan et considère le nombre de marques de motos sur lesquelles il a roulé. C’est indiscutable que KTM dispose de bonnes motos ainsi que d’une très bonne équipe. Nous verrons donc dans trois ans, au terme de mon contrat, comment la situation se présentera alors.”

Ma question précédente nous amène tout naturellement à la saison prochaine. Avec les départs de Rattray, de Tommy Searle et d’Antonio Cairoli, le championnat MX2 sera très ouvert et sans doute passionnant. Quels sont tes objectifs?

Jeremy Van Horebeek: “Mes objectifs? C’est quelque chose que je préfère garder pour moi et je préférerais répondre à ta question après deux ou trois GP. Stefan m’a appris à ne pas me mettre la pression mais plutôt à réaliser des choses qu’on a vraiment envie de faire et qui sont réalisables. En ce qui me concerne, j’ai fait un petit compte: huit moins trois font cinq. Ce sera mon objectif pour 2009 de penser qu’une place dans le top-cinq, voir même le top-trois, est peut-être possible. Cela sera, qui sait, le top-dix… Attendons donc deux ou trois GP pour en reparler.”

Tout comme Jà¶el, tu as certainement les moyens pour terminer dans le top-cinq déjà en 2009, je pense.

Jeremy Van Horebeek: “J’en suis également persuadé. Mentalement, toutefois, il faut que je m’endurcisse un peu. C’est vrai que je me donne à 100% pour mon sport. Cependant, tu peux toujours connaître une mauvaise année, même si j’essaie de ne pas y penser. Je m’efforce toujours de positiver. Mais, bon, wait and see…”

La saison prochaine, ton compagnon de team, Joël Roelants, sera – plus encore que les années précédentes – un sérieux concurrent pour toi. Cela ne risque-t-il pas de causer des frictions dans le team?

Jeremy Van Horebeek: “Je ne pense pas. Joël et moi avons appris à mieux nous connaître au cours de ces dernières semaines et cela se passe très bien entre nous. Chaque lundi, nous allons faire du snowboard ensemble ainsi que d’autres choses que nous aimons tous les deux. Je ne pense pas que des frictions entre nous puissent surgir à moins qu’à la veille du dernier GP, nous devions encore nous battre pour le même objectif. Pendant une course, la notion d’amitié n’existe pas. Après, c’est différent. Je peux te dire que Joël et moi sommes de très bons amis et je crois que cette amitié va durer.”

A la fin de la saison, tu ne ratais aucune occasion pour clamer haut et fort que tu n’étais pas content d’avoir été obligé de passer dans le team de Jacky Martens. Quelques mois se sont écoulés depuis; quelle est maintenant ta position à ce sujet?

Jeremy Van Horebeek: “Je ne peux toujours pas comprendre pourquoi j’ai dà» quitter le team de Kees (van der Ven) pour rejoindre celui de Jacky. Le Champ-Team était un excellent team. Jacky travaillait avec des objectifs tout à fait différents. Il me semblait donc logique que KTM me laisse poursuivre avec Kees. J’ai rencontré personnellement Pit (Beirer) afin de lui demander pourquoi KTM arrêtait de travailler avec Kees. C’est vraiment dommage, même si je ne mets aucunement en cause les qualités de Jacky, loin de là. Au cours des deux années de collaboration que j’ai passées avec Kees, tout s’est toujours bien déroulé. L’entente entre moi et Kees, Harry et le reste du team était parfaite. Maintenant, il va falloir que je reconstruise tout cela avec Jacky. Pour le reste, je ne vais pas créer de problèmes du fait de cette décision.”

La saison dernière, tu as combiné le championnat du monde avec les championnats belge et hollandais. Quels sera ton programme en 2009, à part le Championnat du Monde?

Jeremy Van Horebeek: “Nous participerons certainement au championnat hollandais mais nous devrions également rouler en Championnat de Belgique. Il s’agira d’un problème de dates à gérer. Il y aura deux GP en plus, il ne faut pas l’oublier. KTM souhaite que je participe au championnat hollandais mais nous devons encore nous rencontrer afin de voir si une participation à toutes ces épreuves ne risque pas d’engendrer une pression trop forte.”

La saison prochaine, les épreuves du championnat hollandais coïncident avec les épreuves du Championnat de Belgique. Tu devras donc faire un choix.

Jeremy Van Horebeek: “Pour le team, le championnat hollandais est plus important, mais nous verrons bien.”

Dernière question: quand considéreras-tu que ta saison 2009 est réussie?

Jeremy Van Horebeek: “Lorsque tous mes souhaits auront été exaucés! (rires) Je vois où tu veux en venir (rires), tu veux que je te donne une place au classement. Une saison réussie serait pour moi l’obtention d’un titre mondial mais je suis encore un peu jeune pour ça. Ce n’est pas que je n’y pense pas inconsciemment mais c’est sans doute le cas pour tous les pilotes KTM. Le Championnat du Monde sera ouvert, bien sà»r, mais un titre, c’est encore un peu tôt.”

Texte: Tommy Ivens | Photos: Frank Van Hoydonck & Olivier Evrard

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