Après une saison 2013 contrariée par une grave blessure aux ligaments d’un genou, Julien Lieber a travaillé dur cet hiver pour tenter de retrouver son meilleur niveau et jouer les premiers rôles dans une catégorie MX2 très relevée. L’officiel Suzuki/Rockstar doit encore retrouver toutes ses sensations sur la 250 RM-Z mais la confiance revient au fil des courses et notre compatriote semble sur la bonne voie.
Le début de saison a été fait de hauts et de bas…
Julien Lieber: « Ce n’est pas facile de revenir. J’ai beaucoup trop chuté, même à l’entraînement. Cela a évidemment joué contre moi. Au Brésil, j’étais malade. D’une manière générale, j’ai du mal à trouver le bon rythme cette saison. Je dois être patient mais c’est mentalement très difficile ! Je manque de confiance sur la moto et il est gênant que certains problèmes physiques me freinent également. »
Que penses-tu de la Suzuki RM-Z 250 2014 ?
Julien Lieber: « J’ai beaucoup roulé en hiver avec une machine « stock » et maintenant que je roule avec ma machine de course j’ai besoin d’un peu de temps pour m’y habituer. »
Tu es encore jeune, il te reste pas mal de temps en MX2 !
Julien Lieber: « Je dispute ma 3ème saison et je vais seulement avoir 20 ans. Il me reste donc encore au moins 3 ans de plus. Je sais que je peux actuellement entrer facilement dans le top-10, voir dans le top-5 sur certains circuits. Mais je dois croire en moi ! »
A quel point était-ce difficile de revenir de cette blessure au genou ?
Julien Lieber: « Je n’avais encore jamais connu de blessure aussi sérieuse, jamais je n’étais resté aussi longtemps sans rouler. Quand je pense que je n’ai disputé que 4 courses en 2013, cela me paraît fou ! Bien sûr, passer d’une vie où l’on s’entraîne et travaille dur d’une où l’on ne peut plus rien faire, cela n’est pas facile. Les premiers jours après l’opération, je ne pouvais pratiquement rien faire mais dés que la revalidation a débuté, j’ai passé beaucoup de temps à vélo et en physio. Je me suis aussi rendu sur 2 GP en spectateur. »
Cela ne doit pas être facile de gérer la pression que l’on a lorsque l’on fait partie d’un team officiel…
Julien Lieber: « Bien sûr, il y a de la pression mais je sais que la saison est longue, il reste beaucoup de courses. J’ai du temps pour revenir et obtenir des résultats qui reflètent davantage mon niveau. Je pense que tout le monde dans le paddock est confronté au même problème. Si tu veux rouler à ce niveau, il faut se donner à 100%. Pour le moment, je sais que je veux trop bien faire dans les premiers tours de course. Je fais beaucoup d’erreurs et cela me conduit à la chute. Je dois prendre davantage le temps de revenir au fil des manches… »
De la saison 2013, il y a-t-il des choses positives que tu retiennes malgré tout ?
Julien Lieber: « Pas vraiment ! J’ai continué à m’entraîner comme je l’avais fait pour préparer 2013 car j’avais remarqué que cela fonctionnait bien en début de saison passée. Peut-être que, mentalement, ces moments difficiles m’ont aidé à devenir plus fort. Je pense que j’ai appris quelque chose à ce niveau-là. »
Les prochains GP se déroulent en Espagne sur un circuit qui n’a plus accueilli de GP depuis 2000, puis en Grande-Bretagne, à Matterley Basin. Ton sentiment par rapport à ces 2 GP ?
Julien Lieber: « Je n’ai jamais roulé en Espagne. Cela sera donc une découverte pour moi ! J’attends par contre Matterley Basin avec impatience car c’est un super circuit avec quelques gros sauts ! »
Propos recueillis par Adam Wheeler










