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Antoine Magain : bilan et perspectives…

Antoine Magain : bilan et perspectives…
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Antoine Magain revient sur une saison riche en apprentissages et en nouvelles expériences avec Yamaha Zone Rouge et évoque un avenir qu’il voit désormais en orange…

Est-ce que le niveau du mondial a été conforme à ce à quoi tu t’attendais en te préparant l’hiver dernier ?

Antoine Magain :”Concernant le niveau du championnat du monde, il est vrai que malgré le manque de pilotes – on tourne dans les environs de 80 pilotes- le niveau est vraiment élevé. Cette
année, dans la catégorie Junior oú j’évolue, les 5 premiers étaient dans les chronos des tops mondiaux. Mais au championnat du monde, tous les pilotes sont rapides et même
les pilotes qui font des « one shot » dans leur pays roulent très vite.”

Gobalement qu’as-tu pensé des parcours proposés sur le mondial ?

Antoine Magain : “Niveau parcours, j’avoue que je suis français dans l’âme: les prairies et champs vierges très larges sont mes spéciales favorites. Mais en GP, nous n’en rencontrons
jamais! En EnduroGP, on retrouve une cross test, une enduro test et une extrême test, on y passe 3 fois par jour. C’est très cassant avec beaucoup de dénivelés, des grosses montées, des liaisons de folies, j’avoue que ça m’est arrivé de me demander si j’avais la bonne moto et si je ne devais pas prendre ma machine de trial! Les clubs qui organisent sont méritants mais parfois, c’est limite quand même…”

Que penses-tu de l’évolution du championnat EnduroGP, avec notament une épreuve hivernale et un enduro sprint cette saison ?

Antoine Magain : “Concernant les 2 épreuves particulières, en Finlande et en Angleterre, ça ne me dérange pas. Je viens de clôturer ma première saison et j’avoue que la Finlande nous y
sommes allés pour savoir à quoi nous attendre si je venais à être capable de me battre pour la gagne. L’Angleterre, j’ai vraiment apprécié malgré que j’étais blessé. J’adore les
endurances! Le fait que le samedi était un enduro sprint ne m’a pas déplu. Par contre, c’était magique de rouler à Hawkstone park!”

Quel souvenir gardes-tu des Six Jours, malheureusement ecourtés par une panne mécanique ?

Antoine Magain : “Les 6 jours? Une énorme déception pour moi. J’étais prêt, j’avais envie de faire les choses bien, surtout que c’était à Brive là où mon papa avait brillé en 2001 lors des
ISDE. Après avoir repéré les spéciales, j’étais très confiant. J’ai fait une bonne première journée malgré le fait d’être trop souvent gêné en spéciale. J’attendais le 3eme jour avec impatience car les spéciales étaient comme dans mes rêves (rires) mais la mécanique en a voulu autrement et la moto n’a jamais voulu démarrer mardi matin. J’étais déçu pour le Team Belge car ils ont réalisé un boulot énorme et l’équipe que nous formions avec Matthew et Jarne tenait vraiment la route!”

Un souvenir en particulier, un fait marquant cette saison ?

Antoine Magain : “Difficile de choisir un fait marquant de cette saison car mon rêve se réalise mais j’avoue que mon top-10 au Portugal est un très bon moment.”

Pour 2018, tu changes de marque, peux tu nous en dire plus ?

Antoine Magain : “Je passe de Yamaha avec qui j’etais depuis mes débuts il y a 3 ans à KTM. Nous avons créé notre team privé avec mon entourage, le MM Racing. J’avais eu des
contacts avec Husqvarna l’année dernière mais notre volonté etait de continuer avec Yamaha. Cette année KTM m’a contacté et j’avoue que les arguments et leur interêt pour moi ètaient bien au-delà de mes attentes. Je tiens à les remercier car ils me permettent de continuer à avancer.”

Quel sera ton programme, avec quels objectifs ?

Antoine Magain : “La totalité du championnat du monde ainsi que le championnat de Belgique, la Chinelle mais aussi certaines classiques françaises, du cross ect un maximum de roulage. Les objectifs sont clairs : le titre inter scratch en Belgique, gagner les 12 heures de la Chinelle et la 7ème place en Juniors au mondial.”

Un mot pour terminer ?

Antoine Magain : “Je remercie mes supporters, toutes les personnes qui me suivent à travers les réseaux sociaux, la presse mais aussi ma famille, mes amis, mes sponsors sans qui rien
ne serait possible (VDH Grafic, matériaux du pavillon, michaux sprl, carrière de Lomprêt, Pneus2000, garage Piraux, Espace aluminium…) Merci à Yamaha et Michel Nickmans (Zone Rouge) qui m’ont permis de faire ma première année sur le championnat du monde ainsi que Laurence, Jean marc (Stou) et Jean-Philippe, les ateliers Hacking. Merci d’avance à mon team, Denis Hallet (Barros, Barbosa), Benoit Michel (Benito), Eric Lickten (Minou), sebastien piret (Niak), Olivier squélard, Florian Galante, Séverine Delvaux (ma belle-maman pour toute la logistique), Fabrice Lambert (Blout) mon coach, préparateur physique et kiné, mon papa, mon frère. Sans oublier un énorme merci à Christian et Christiane Dejasse pour leur précieuse aide ! Merci à MXMag, Christophe Culot (enduriste.com) et tous les autres médias qui nous ont suivis cette année. Et évidemment à KTM Belgique, monsieur Michel Sebastiani et toute l’équipe !”

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