Courses de sable

Interview Daymond Martens : “Je me sens bien dans le team, bien sur la moto !”

Interview Daymond Martens : “Je me sens bien dans le team, bien sur la moto !”
Decrease Font Size Increase Font Size Taille du texte Imprimer

Les 19 et 20 octobre prochains, la saison de sable sera véritablement lancée en France. Comme d’habitude, c’est le Beach Cross de Berck-sur-Mer qui lancera un championnat long de 7 épreuves qui se terminera le dimanche 2 février 2020 avec le fameux Enduropale du Touquet. Pour Daymond Martens, la saison qui arrive sera un peu particulière. Elle sonnera comme un nouveau départ pour le vainqueur du Touquet 2017. Le Belge quitte en effet Yamaha pour rejoindre l’équipe KTM Motoland. Le team change, la moto change mais l’objectif reste le même : briller sur la plus prestigieuse des épreuves de sable.

Te voir rouler cet été sur une KTM en a surpris plus d’un. Les choses se sont terminées soudainement avec Yamaha ?

Daymond Martens : “Oui et non. Cela faisait quelques années que j’étais avec Yamaha mais les choses ne se passaient plus trop comme je le souhaitais. Je voulais aussi revenir chez un concessionnaire afin de retrouver un milieu un peu plus familial, ce qui me convient mieux je pense. Avec Motoland, je retrouve aussi un concessionnaire et une structure que je connais bien puisque c’est avec eux que j’avais remporté le Touquet jeunes en 2013.”

Une nouvelle machine, une nouvelle structure : cette saison 2020 sonne un peu comme un nouveau départ pour toi. Il va te falloir un peu de temps pour retrouver tes marques ?

DM : “Oui, c’est un nouveau départ pour moi avec KTM Motoland mais je me sens bien dans le team et bien sur la moto. Il faut encore que je la découvre un peu mais je suis curieux de voir ce que cela va donner. Arriver dans une nouvelle structure et sur une nouvelle moto, c’est aussi une manière de trouver une nouvelle motivation. La Yam, je la connaissais par coeur. Ici, on repart d’une feuille blanche, on doit à nouveau se lancer dans du setting et du développement. C’est clair, il va falloir travailler et se battre pour rester devant car le niveau du championnat de France des Sables augment d’année en année. Il faut donc sans cesse repousser ses propres limites. Mais c’est hyper motivant !”

 

Comment se passe la préparation à quelques semaines de l’ouverture de la saison à Berck-sur-Mer ?

DM : “Je fais beaucoup de testing sur les suspensions pour le moment. Il nous reste quelques semaines avant le début du championnat, c’est clair que cela va être des semaines intenses en termes d’entraînement et de testing pour moi. Nous avons la chance de pouvoir échanger avec Nathan Watson et Camille Chapelière, les deux pilotes officiels KTM sur les courses de sable. Cela aide évidemment dans le développement de la moto. La KTM 450 SX-F est quoi qu’il arrive une excellente base, je me sens déjà vraiment bien à son guidon.”

“Je travaille beaucoup afin de mettre toutes les chances de mon côté pour que tout se passe bien !”

L’objectif, c’est avant toute chose le Touquet ou un titre de champion de France des Sables et également important ?

DM : “Le championnat est un objectif en soi. La saison est longue, il faut se montrer et tenter de rouler devant sur chaque course, c’est évident. C’est la meilleure préparation qui soit pour l’Enduropale du Touquet. Car médiatiquement parlant, ce qui compte vraiment, c’est le Touquet. Il faut essayer d’aller crescendo jusqu’au Touquet et prendre le championnat comme des courses de préparation, tout en ne négligeant pas leur importance.”


Etre un ancien vainqueur du Touquet, cela n’ajoute pas un peu de pression lorsqu’il s’agit de revenir sur l’épreuve ? Les supporters ont forcément des attentes différentes lorsque l’on s’est déjà imposé ?

DM : “Oui, c’est clair, les gens ont davantage d’attentes vis-à-vis d’un ancien vainqueur. Surtout cette année, étant donné que je viens de changer de marque, je pense que les gens vont m’attendre sur le Touquet. Il y a donc de la pression mais je mets toutes les chances de mon côté pour que les choses se passent bien. Je travaille beaucoup, j’essaie de faire au mieux tout ce que je fais. A partir de là, je ne vois pas pourquoi les choses ne se passeraient pas bien.”

Tu roules beaucoup en France, sur le CFS mais aussi sur des motocross inters. Le public français t’a-t-il adopté ?

“Je pense que le public français m’apprécie. Mais je suis Belge et certains ne voient en effet sans doute pas d’un bon oeil qu’un petit Belge roule devant.”

En marge des courses de sable, comptes-tu encore te consacrer à d’autres championnats, notamment en motocross ?

“Le championnat du monde, c’est un rêve pour tous les pilotes. Mais il faut de gros moyens financiers pour y accéder. Voilà pourquoi je préfère me concentrer sur un championnat comme celui de sable qui me permet de rouler tout en gagnant ma vie. Après le CFS, je disputerai l’an prochain le championnat ADAC en Allemagne et, si je parviens à trouver les partenaires nécessaires, sans doute l’un ou l’autre GP. Je serai aussi au départ de la 41ème édition des 12 Heures de la Chinelle l’été prochain.”

Photos : MC Photographie & Simon Peterolff

Vos commentaires