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Interview Julien Vanstippen : « J’ai toujours du mal à y croire ! »

Interview Julien Vanstippen : « J’ai toujours du mal à y croire ! »
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Julien Vanstippen porte haut les couleurs belges dans le petit monde du FMX. Le Brabançon est en quelques années devenu l’un des freestylers incontournables pour de nombreux organisateurs de shows aux quatre coins de la planète. Une ascension fulgurante consacrée le week-end dernier par une médaille de bronze sur les X-Games.

C’est à un Julien Vanstippen fatigué que l’on a l’occasion d’adresser nos félicitations mercredi dernier. « Je ne suis pas encore vraiment remis de mon voyage au Japon. Je suis rentré lundi soir seulement, après une grosse journée passée entre les aéroports et les airs. J’y étais depuis le lundi précédent », confie-t-il. Mais le jeu en valait la chandelle. De Chiba, Vanstippen en revient avec une médaille de bronze en poche. « J’ai encore un peu de mal à y croire », avoue-t-il. « Je m’y rendais dans l’esprit de découvrir, de participer avant tout, face à un plateau de concurrents que je savais redoutables. Je n’avais jamais eu l’occasion d’aller aux X-Games mais j’avais toujours eu envie de découvrir. Ici, la découverte était donc totale. Je rêvais évidemment de remporter un jour une médaille aux X-Games mais je n’avais jamais imaginé un seul instant que cela irait si vite. »

« Quand j’ai reçu l’invitation, je croyais rêver », se souvient Vanstippen, pour qui cette sélection ne doit évidemment rien au hasard. « Je travaille depuis deux ans avec mon agent Nicolas Pillin. Il fait du très bon travail et entretient beaucoup de contacts avec de nombreux organisateurs. J’ai à présent le soutien de Monster Energy, ce qui est important dans le monde du FMX, et tout cela me permet de tourner beaucoup. On vient de vivre deux années compliquées avec la pandémie puisque tout ou presque était à l’arrêt. Mais sur une année normale, je devrais participer à une petite quarantaine de shows. Cela fait beaucoup de déplacements, régulièrement de longs voyages, et beaucoup de logistique à gérer en parallèle de mon entraînement physique et moto. Pour faciliter l’entraînement tout au long de l’année, j’avais déménagé en Espagne mais je viens de revenir en Belgique, où j’ai la chance d’avoir également tout ce qu’il faut pour m’entraîner, avant de partir m’installer dans le sud-ouest de la France. »

« Le FMX, c’est une grande famille »

« Quand je regarde en arrière, je n’ai aucun regret », affirme Vanstippen. « Je suis resté longtemps concentré sur l’objectif de rouler un jour en GP mais j’ai fini par avoir de plus en plus de difficulté à garder la tête hors de l’eau, j’avais parfois un peu de mal avec l’esprit particulier qui règne dans un univers aussi compétitif que le motocross. Il y a 6 ans, je me suis mis alors à faire de plus en plus de BMX, ce qui est une excellent école pour le FMX. Puis, j’ai reçu une proposition de Gilles Dejong qui m’a propulsé dans le monde du FMX. Les choses sont alors allées très vite et j’ai découvert un monde très différent du motocross. Le FMX, c’est une grande famille, des pilotes très soudés, beaucoup d’entraides, des gens qui viennent d’horizons très différents mais qui lient des liens très forts entre eux. Tout m’a paru d’un coup beaucoup plus vrai. »

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« En plus, je dois ajouter qu’il est plus facile de vivre de sa passion quand on fait du FMX qu’avec le motocross », poursuit notre compatriote. « Les partenaires sont plus faciles à trouver et j’ai eu la chance d’entrer directement dans une équipe qui avait de nombreux shows. Car ce sont vraiment les shows qui nous permettent de gagner notre vie, c’est notre principale source de revenus. »

« Mon agenda pour les prochains mois est bien rempli et j’aimerais pouvoir être à nouveau sur les prochaines X-Games, avec comme objectif de faire au moins aussi bien et de m’aligner aussi dans plusieurs catégories. Cette fois, j’étais uniquement aligné dans la classe « best whip. En outre, je travaille aussi sur certaines nouvelles figures que j’aimerais passer. »

Bientôt un show en Belgique ? « Il n’y a rien de prévu à l’heure actuelle, malheureusement », regrette le pilote brabançon. « J’espère que l’on pourra encore avoir l’occasion de rouler devant le public belge cette année mais à part le Superbiker de Mettet, il n’y a pas beaucoup d’opportunités. Ceci dit, même quand je roule loin de la Belgique, je peux compter sur beaucoup de soutien des fans belges, c’est super ! Ici, avant et après les X-Games, j’ai reçu d’innombrables messages de soutien et de félicitations. C’est vraiment génial de pouvoir garder le contact grâce aux réseaux sociaux. Merci à tous ainsi qu’à mes partenaires qui rendent tout cela possible ! »

 

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