Le Supercross de Houston, première épreuve hors Californie de la saison et premier Triple Crown de l’année, n’a pas été de tout repos pour Dylan Ferrandis. Sur la rapide et exigeante piste du NRG Stadium, le pilote Troy Lee Designs Red Bull Ducati Factory Racing a connu une soirée en dents de scie, conclue par une 10e place au général, mais surtout marquée par une nette progression au fil des trois finales.
Dans des conditions froides et sur l’un des tracés les plus rapides de ce début de championnat, la journée avait pourtant mal commencé. En difficulté lors de la première séance qualificative, Ferrandis ne pointait qu’au 15e rang. Les ajustements opérés par l’équipe ont toutefois porté leurs fruits, le Français remontant jusqu’à la 9e place en seconde séance, preuve que la direction prise était la bonne.
En première finale, Ferrandis signait son meilleur départ de la soirée avec une 8e place au premier passage. Englué dans un peloton très dense aux portes du top 10, il reculait jusqu’à la 14e position avant de se ressaisir et de limiter les dégâts avec une 11e place sous le drapeau à damier.
La deuxième manche fut encore plus compliquée au départ, franchi en 16e position. Mais fidèle à sa réputation de battant, Ferrandis haussait le rythme, alignait des chronos plus rapides que ses concurrents directs et réalisait l’une des plus belles remontées de la course pour terminer 10ème.
Déterminé à finir sur une note positive, le pilote Ducati abordait la troisième finale avec plus de confiance. Parti 13e, il gagnait progressivement en aisance au guidon de la Desmo450 MX, se rapprochait du top 10 à mi-course, puis passait à l’attaque dans les derniers tours. Auteur d’un dépassement décisif dans l’ultime boucle, Ferrandis arrachait la 7e place, son meilleur résultat de la soirée.
Lucide après l’arrivée, le Français ne cachait pas ses difficultés initiales, tout en soulignant les progrès réalisés :
« Je pense que ma première manche était vraiment mauvaise. J’ai pris un bon départ, mais je me battais avec la moto et avec moi-même, je n’étais pas à l’aise dans les premiers tours et j’ai fait trop d’erreurs. »
Encouragé par les sensations retrouvées en fin de soirée, Ferrandis reste néanmoins confiant pour la suite : « Dans la dernière manche, j’avais un bien meilleur feeling et je pense qu’on commence à avoir une très bonne base, surtout au niveau du châssis. On doit encore travailler sur les départs, mais je me sens super bien sur la moto. À ce niveau-là, avec autant de concurrence, tout doit être parfait pour se battre avec ces gars. »
Si le résultat brut ne reflète pas encore pleinement son potentiel, Houston pourrait bien marquer un tournant dans la montée en puissance de Ferrandis et de la Ducati en ce début de saison 2026.












