Jeffrey Herlings arrive en Toscane avec une idée fixe. Soixante-deux points de retard sur Lucas Coenen, un circuit qu’il n’a jamais vu, et pourtant une confiance qui transparaît dans ses mots : « le but est de revenir en position de gagner des courses, manche après manche. »
Le weekend off a été mis à profit. Herlings a couru en Grande-Bretagne, histoire de garder le rythme de compétition, puis s’est entraîné à Barcelone sous la chaleur espagnole « J’aime rester actif, ça m’a fait du bien », confie-t-il. Les 35 degrés annoncés en Toscane ne devraient donc pas le prendre au dépourvu — il a précisément travaillé pour ça cette semaine.
Ce qui rend son ambition crédible ce weekend, c’est son palmarès en Italie. Dix-neuf victoires en GP dans le pays, plus qu’en n’importe quelle autre nation au monde. La plus récente remonte à Trentino, il y a deux mois à peine, sur une surface comparable à celle qui l’attend.
Montevarchi est en revanche une inconnue totale pour lui, comme pour la quasi-totalité du plateau. Les quelques échos qui lui sont parvenus le décrivent comme un tracé « assez serré et compact », ce qui pourrait niveler les écarts et rendre la course moins prévisible. « On verra ce que ça donne », dit-il, sans chercher à surjouer la confiance.
À 62 points de Coenen au provisoire, le titre reste évidemment un objectif réaliste pour le quintuple champion du monde. Mais chaque manche perdue referme un peu plus la fenêtre. Montevarchi, avec son profil de circuit qui lui convient sur le papier, est peut-être le meilleur terrain possible pour commencer à renverser la tendance.












