Published On: 18 juillet 2026

À seulement 32 ans, l’Italienne Kiara Fontanesi possède déjà un solide palmarès. Championne du monde pour la première fois en 2012, elle a ensuite conquis six titres mondiaux en sept saisons, établissant un record toujours inégalé. Après avoir pris du recul pour donner naissance à ses deux enfants, Skyler et Alaska, Fontanesi est revenue avec un objectif clair : devenir la première mère championne du monde de motocross.

Une mission qu’elle poursuit avec détermination. Troisième du championnat en 2024 puis vice-championne en 2025, elle continue d’écrire son histoire. Avec désormais 24 victoires en Grand Prix, elle a même dépassé Courtney Duncan au sommet du classement des succès en WMX.

Un début de saison prometteur en France

La saison 2026 du WMX a débuté sur le circuit français de Lacapelle-Marival, un choix apprécié par Fontanesi, qui regrettait toutefois un calendrier particulièrement court.

« C’est dommage que nous n’ayons que cinq manches, parce qu’on ne peut vraiment pas se permettre de faire des erreurs. Une mauvaise course et le championnat peut être terminé », explique-t-elle. Mais l’Italienne était satisfaite de débuter sur un terrain technique. « Lacapelle était une très belle piste pour moi. Très technique. Ce sont des circuits que j’aime, donc je pense que cela peut être un bon championnat. »

Un choix qui lui a immédiatement souri. Dès les premiers essais, Fontanesi affichait un excellent rythme avant de dominer la première manche. « Commencer le championnat avec la pole position et une victoire en première manche, c’était presque incroyable. Cela ne m’était plus arrivé depuis 2013. » Avec un pilotage fluide et une parfaite confiance sur sa Yamaha, elle a rapidement pris les commandes. « Je me sentais vraiment bien sur la moto. J’avais un super feeling, beaucoup de fluidité et un excellent rythme. C’était presque facile de gagner, je ne m’y attendais pas. »

La seconde course allait toutefois raconter une histoire différente. Partie une nouvelle fois aux avant-postes, Fontanesi semblait se diriger vers un nouveau succès avant de voir Daniela Guillen revenir sur elle. L’Italienne a rapidement identifié la raison de cette baisse de rythme. « Je sais exactement ce qui s’est passé, et c’est positif parce que je sais pourquoi j’ai perdu cette course. »

Les conditions difficiles du terrain détrempé l’ont poussée à prendre trop de risques dans le premier tour. « J’ai pris deux gros risques où j’aurais pu chuter. Je me suis dit que si je tombais, la course était terminée et je perdais énormément de points au championnat. » Cette prudence excessive a ensuite modifié son pilotage. « J’ai commencé à rouler plus doucement, mais surtout plus raide sur la moto. Quand Daniela est revenue, j’ai essayé de reprendre mon rythme, mais ce n’était plus possible. C’était plus mental que physique. » Malgré cette deuxième place, Fontanesi terminait le week-end à égalité de points avec Guillen, seulement battue au départage.

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Un casque chargé d’émotions

Le casque porté par Kiara cette saison est entièrement décoré par les dessins de ses enfants. « Cette année, le casque est complètement couvert par les dessins de ma fille. Elle a dessiné des choses qui représentent ce qui compte le plus dans notre vie. » On y retrouve notamment des souvenirs familiaux, comme Kiara sur un petit tracteur en train de tondre la pelouse, mais aussi un hommage à son chien Otto, disparu en début d’année. « Il venait à tous les entraînements et à toutes les courses. Il était là quand j’ai gagné la plupart de mes titres. Il comptait énormément pour moi, pour ma famille et pour mon équipe. »

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Le symbole du numéro 8

Depuis toujours, Kiara Fontanesi porte le numéro 8. Un choix qui n’a jamais changé, même au sommet de sa carrière. « Je ne voulais pas rouler avec le numéro 1. Je ne me considère pas comme quelqu’un qui doit porter le numéro un. Je veux simplement être moi-même et garder mon numéro. »

Le 8 est devenu un véritable fil conducteur dans sa vie. « Ce numéro revient souvent. Dans les hôtels, les restaurants… partout où nous allons, il y a souvent un lien avec le 8. »

Une bataille mondiale plus ouverte que jamais

Après Lacapelle-Marival, Fontanesi retrouvait Teutschenthal avec de solides ambitions. Le championnat était alors parfaitement relancé face à Daniela Guillen.

« Je me sens bien. La préparation hivernale s’est très bien passée, je suis en confiance et surtout je profite beaucoup de cette saison. » Mais elle sait que le moindre détail pourra compter. « Même en gagnant une course, il est difficile de créer un gros écart au championnat. Maintenant, c’est comme si le championnat recommençait avec quatre manches. Il faut rester concentrée et éviter les erreurs. »

En Allemagne, Fontanesi confirmait son excellent niveau. Malgré une petite sortie de piste en première manche, elle profitait des difficultés rencontrées par Lotte van Drunen pour monter sur la deuxième marche du podium au général et rester dans le sillage de Guillen.

Foxhills en ligne de mire

Prochaine étape : Foxhills, en Grande-Bretagne. Un nouveau défi pour Fontanesi, qui n’a jamais encore remporté de course outre-Manche mais y a déjà décroché trois podiums lors de ses quatre participations précédentes à Matterley Basin.

Avec seulement deux rendez-vous supplémentaires après la manche britannique – le sable d’Arnhem puis la finale sous la chaleur de Darwin –, chaque point aura une importance capitale. Mais une chose est certaine : à l’image de toute sa carrière, Kiara Fontanesi ne laissera rien au hasard. « Je veux simplement continuer à me battre. » La légende italienne n’a visiblement pas terminé d’écrire son histoire…