Published On: 5 janvier 2026

Jérôme Martiny dispute cette année son cinquième rallye Dakar. Année après année, notre compatriote s’impose comme une valeur sûre du peloton et comme l’un de ceux avec qui il faut compter dans la catégorie « malle-moto », cette catégorie où l’aventure prend tout son sens puisque les concurrents n’y bénéficient d’aucune assistance, tout le matériel emporté devant tenir dans une simple malle métallique. Une formule exigeante qui convient bien au pilote Anquety Motorsport.

Après quatre participations au guidon d’une Husqvarna qu’il avait fini par connaître par coeur, c’est cette fois au guidon d’une Honda CRF 450 RX Rally que Jérôme Martiny s’est élancé dans le désert saoudien ce samedi. Un challenge supplémentaire qui ne fait pas peur à notre seul représentant dans la catégorie moto sur le rallye cette année.

« La moto fonctionne vraiment bien », nous explique-t-il, « je me sens bien dessus et je crois qu’on a pris le départ en étant 100% prêt de ce côté-là. Pas d’inquiétude pour ma part. En comparaison avec la Husqvarna, elle a un peu moins de vitesse de pointe et moins de coffre dans les dunes. Mais ce ne sera pas très handicapant car il n’y aura a priori pas trop de dunes cette année. »

« Les pierres, avec mon expérience de l’enduro, c’est plutôt à mon avantage. »

Si l’on annonce moins de dunes sur le parcours concocté par le directeur de course David Castera et son équipe, on annonce aussi un parcours bien plus rocailleux que celui des éditions précédentes. Un élément dont Martiny espère faire un atout. « S’il y a autant de pierres qu’on le dit, ce sera plutôt à mon avantage car avec mon expérience en enduro, c’est le genre de conditions que j’apprécie. On en annonce déjà sur la première étape et surtout sur la deuxième. On verra, mais je vais avant tout faire en sorte de ménager la moto sur les premiers jours de course. Pour moi, la deuxième semaine sera la plus difficile. Les étapes seront très longues et je crois que ce n’est pas un hasard. Les organisateurs veulent une deuxième semaine compliquée afin d’éviter de se retrouver comme l’année passée avec une situation au classement général qui reste figée après la première semaine de course. »

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Une deuxième partie de course qui s’annonce donc déterminante. De même que les deux étapes marathon. C’est l’une des nouveautés cette année, les organisateurs ont prévu non pas une mais bien deux étapes de ce type, sur deux jours, sans passage par le bivouac entre les deux journées. « Deux étapes marathon, pour moi, ça ne change pas grand-chose, c’est même du repos, puisqu’on ne va pas travailler sur la moto, étant donné qu’on n’a rien ou du moins que ce qu’on a avec nous », explique Martiny. « Au pire, je vais prendre un filtre et peut-être un embrayage complet, en fonction de mon ressenti à ce sujet après les premiers jours de course ».

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Au moment de prendre ce lundi matin le départ de la deuxième étape, Jérôme Martiny et sa Honda occupent la 32ème place du classement général provisoire et la seconde dans la catégorie « malle-moto ».