Interview Nick Triest | “Je dois continuer à progresser en GP!”

Decrease Font Size Increase Font Size Taille du texte Imprimer

Le champion de Belgique MX2 Nick Triest (19ans) est un sportif pur et dur. Le pilote Shineray était d’ailleurs un footballeur de talent mais son cÅ“ur penchait définitivement vers le motocross. Nous ne pouvons que nous en réjouir car ce jeune pilote s’améliore d’année en année…

Nick, que penses-tu de ta saison 2009?

Nick Triest: “je ne peux qu’en être satisfait. C’était super d’avoir pu devenir champion de Belgique en MX2. C’est un titre qui ne dépare pas dans un palmarès. Cela m’a également bien plu d’avoir pu participer au championnat du monde MX2 même si je n’ai pas pu participer à  toutes les épreuves.”

Le fait que tu n’ais pas roulé tous les GP a freiné ta progression?

Nick Triest: “Je n’en ai aucune idée. J’ai progressé lors des GP auxquels j’ai pu participer. En fait, j’ai pu participer à  plus de GP que ce qu’on ne l’espérait au départ. C’est vrai que le fait de penser que j’allais manquer un GP me trottait sans cesse dans la tête. Je devais toujours attendre le mardi qui précédait une épreuve avant de savoir si je pourrais y participer. Ce n’est pas agréable. Mais, l’un dans l’autre, j’ai énormément appris en GP.”

Verrons-nous le Nick Triest d’Uddevala (Nick y avait réalisé son meilleur GP de la saison) durant toute la saison prochaine?

Nick Triest: “Je n’en sais absolument rien. Je l’espère. Actuellement, je travaille très fort ma condition physique. Les problèmes que j’avais aux bras sont maintenant résolus Si tout cela se maintient, j’espère pouvoir rouler constamment au même niveau.”

Quels sont tes objectifs en GP pour la saison qui vient?

Nick Triest: “je pense à  une certaine place au classement mais je préfère garder cela pour moi. André (Massant, manager du team Shineray, NDLR) est du même avis que moi. Cela ne sert à  rien de faire des déclarations tonitruantes car, si je n’atteins pas mes objectifs, il y a des gens qui m’attendront au tournant.”

Qu’en est-il de ta préparation physique. Tu travailles avec un entraîneur?

Nick Triest: “L’an dernier, j’avais travaillé avec Yves Demeulemeester et tout s’était bien passé. Notre collaboration s’est arrêtée fin de l’année dernière et, depuis, j’entretiens seul ma condition physique même si je bénéficie des conseils de mon médecin sportif. Cela restera sans doute en l’état jusqu’à  la fin de la saison. Lorsque je m’entraînais chez Yves, je me rendais pratiquement chaque jour de la semaine chez Yves, à  Mol, mais ce n’était pas évident car je devais parcourir ainsi un trajet de 270 km aller-retour. Pour l’instant, j’habite la semaine à  Opglabbeek et je dispose de toutes les facilités pour m’entraîner. Je peux courir et faire du vélo dans les bois. En outre, je ne suis pas loin des circuits d’entraînement situés dans le Limbourg et en Hollande. En fait, habiter ici me procure énormément de facilités.”

Parmi tous les pilotes belges qui participent au championnat du monde MX2, tu fais un peu office d’outsider, également parce que tu fais partie d’un team relativement peu important…

Nick Triest: “Oui, c’est un peu le cas mais cela ne me dérange pas d’avoir ce statut d’outsider. Cela est d’autant plus agréable lorsque tu fais de bons résultats! Le team est certes petit sur le plan de la structure mais nous bénéficions d’un bon matériel. Ainsi, cette année, nous disposons d’une KTM SX250F bien préparée et de suspensions WP semi-usine. Je me plais bien aussi avec André, mon patron. Fin 2009, j’avais reçu des propositions d’un autre team mais je les ai déclinées parce que je me plais bien où je suis.”

Le team qui t’avait fait des propositions était un team belge?

Nick Triest: “Non, c’était un team étranger. Je ne veux pas en dire plus à  ce sujet. Cela n’a d’ailleurs pas d’importance puisque les choses ne se sont pas faites.”

Cela signifie toutefois que Nick Triest est dans le collimateur de teams étrangers…

Nick Triest: “Oui, bien sà»r. Cela vient sans doute du fait que j’avais réalisé un bon GP en Suède. Cela fut le point culminant de ma saison. Après la Suède, cela provoqué chez moi comme un déclic sur le plan mental. Après de bonnes prestations dans les deux manches, j’ai pu enfin constater ce que j’étais capable de faire. Déjà , le samedi, j’avais un bon rythme. Lorsque, en outre, quelqu’un comme Harry Everts te dit que ce n’était pas le fruit du hasard, cela renforce ta confiance en tes propres moyens. Cela est très motivant pour préparer la saison qui vient.”

La progression que tu as réalisée dans le sable n’est pas vraiment apparue lors des GP?

Nick Triest: “C’est vrai qu’on attendait énormément du GP de Lommel mais les choses ne se sont pas déroulées comme on l’espérait. En fait, je n’ai pas arrêté de tomber! C’est à  Lierop que j’ai réalisé mon meilleur GP dans le sable alors que je pensais que ce ne serait pas évident de rouler là -bas, dans le sable lourd.”

Tu devais assurer ta qualification dès le samedi. Quelle est la différence entre ces manches qualificatives et les manches de GP le dimanche?

Nick Triest: “Le samedi, les manches sont un peu plus intensives et agressives. La manche ne dure que vingt minutes mais tu dois donner tout ce que tu as. En vingt minutes, tu te vides complètement. Le dimanche, la manche dure quarante minutes. Cela signifie que tu dois doser tes efforts. En manche qualificative, ce n’est pas possible sous peine d’être là¢ché par les autres pilotes. Tu dois aussi rouler plus agressivement. Si quelqu’un se crashe de ta faute, c’est simplement ‘pas de chance’. Tu ne dois penser qu’à  toi-même. Tu n’as plus d’amis tant que la manche n’est pas terminée.”

Ton expérience de la saison dernière t’a rendu plus costaud?

Nick Triest: “Je suis bien sà»r devenu plus costaud mais cela ne veut pas dire que je suis devenu plus agressif. En GP, je reste calme. C’est vrai que j’ai bien dà» réagir vis-à -vis de quelques pilotes au comportement brutal pour leur montrer que je n’étais pas prêt à  me laisser marcher sur les pieds. Non, je ne suis certainement pas un pilote vicieux mais il faut qu’on me respecte aussi.”

Tu as déjà  eu des contacts un peu ‘durs’ avec d’autres pilotes? Est-ce que c’est quelque chose que tu n’oublies pas?

Nick Triest: “Cela est arrivé mais je n’en fais pas tout un plat. Disons que j’en tiens compte pour l’avenir…”

Quels sont les pilotes un peu fougueux que tu as rencontrés sur les circuits l’an dernier? Tenons-nous en aux pilotes étrangers…

Nick Triest: “Il n’y a rien eu de bien sérieux. J’ai eu quelques passes d’armes avec Marcus Schiffer ainsi qu’avec Jake Nicholls mais je ne me suis pas laissé faire. De même que je n’en fais pas tout un plat après la manche.”

Autre chose, maintenant. Comme on l’a dit, le Shineray MX Team China est un petit team mais le sponsor, Shineray, est une grosse société. Quelle impression cela te fait-il d’être un peu leur ‘héros’?

Nick Triest: “Fin 2008, je suis allé en Chine pour visiter les usines de Shineray. J’ai aussi participé à  une épreuve du championnat chinois Honnêtement, j’ai cru que le niveau serait plus élevé. C’est vrai qu’il ne faisait pas bon, ce qui est peut-être une circonstance atténuante en leur faveur, mais je leur ai montré comment ils devaient rouler. Pour le reste, ce voyage était très intéressant. Surtout de voir le public lors de l’épreuve à  laquelle j’ai participé. Lorsque tu réalises une figure un peu osée, ils sont comme fous! Les usines Shineray sont également impressionnantes.”

Parlons un peu de ton programme pour 2010. A côté des GP, tu participeras aussi bien sà»r au championnat de Belgique. A quelques épreuves du championnat de Hollande également?

Nick Triest: “Il y a effectivement quelques épreuves du championnat de Hollande à  mon programme mais uniquement celles qui ne sont pas en concurrence avec le championnat de Belgique.”

Vos commentaires

Plus de motocross