Published On: 21 janvier 2026

Le 1er février à Alghero puis le 8 février à Mantova, les Internationaux d’Italie seront pour de nombreux pilotes les premières sorties officielles de l’année. L’occasion pour de nombreux pilotes et teams du mondial MXGP de se retrouver en conditions réelles face à leurs futurs adversaires à quelques semaines à peine du coup d’envoi de la saison mondiale. L’équipe HRC de Giacomo Gariboldi sera une fois de plus de la partie. Avec ses nouvelles recrues Tom Vialle et Jeffrey Herlings…

Giacomo, une nouvelle saison démarre et votre team se présente aux Internazionali d’Italia avec de grosses nouveautés, à commencer par l’arrivée de Jeffrey Herlings. Quelle est l’ambiance au sein de l’équipe ?

« Oui, je dirais qu’il règne au sein du team une excitation que je n’avais plus ressentie depuis plusieurs années. L’arrivée de Jeffrey Herlings et de Tom Vialle a insufflé une nouvelle énergie à tout le monde, avec ce sentiment d’attente et d’effervescence qui s’était un peu endormi. Leur présence a aussi clairement tiré le groupe vers le haut, notamment Fernández et Lata, qui veulent eux aussi jouer les premiers rôles cette saison. L’ambiance est excellente et l’envie de bien faire est énorme. Des pilotes comme Jeffrey Herlings te poussent forcément à relever encore le niveau : 112 victoires en GP à son actif, personne n’a fait mieux, et notre objectif est de l’aider à repousser encore un peu plus ce record. »

Des années au sommet du motocross mondial, de nombreux succès… mais gérer une équipe à ce niveau, où seule la victoire compte, n’est jamais simple. Comment coordonne-t-on tout cela ?

« Un team comme le nôtre doit toujours partir avec l’objectif de gagner. Malheureusement, il arrive que les blessures s’en mêlent et nous empêchent d’aller chercher le résultat final. Tout est pensé, planifié et organisé dans le seul but d’offrir un nouveau titre à Honda. La philosophie des nouveaux pilotes est claire : seule la victoire compte. Ce n’est absolument pas de la présomption, mais simplement l’unique objectif de tous ceux qui travaillent pour une marque aussi prestigieuse. »

Vous êtes le team officiel Honda HRC en motocross, presque un symbole plus qu’un simple nom. La passion vous a conduit jusque-là, mais que ressent-on en étant à la tête d’une équipe portant ces couleurs ?

« Représenter le département course le plus puissant au monde — F1, MotoGP, SBK, Rallye, Trial — est avant tout un immense honneur que j’espère continuer à mériter pendant encore de nombreuses années. Seuls ceux qui ont vécu les années 80 du HRC en motocross peuvent réellement comprendre ce que représente ce logo. J’ai eu la chance d’être déjà passionné à cette époque et d’admirer ces motos extraordinaires. Aujourd’hui, faire partie de cette organisation est un rêve devenu réalité et un immense privilège. »

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HRC est synonyme de prototypes, de tests et d’innovation. Des solutions développées en course que l’on retrouve ensuite sur les modèles de série. Que pouvez-vous nous dire de la Honda 2026 qui va entrer en piste ?

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« Notre CRF reste encore un véritable prototype, un projet en pleine évolution avec un potentiel énorme qui sera ensuite transféré sur les motos clients. En octobre, j’étais au Japon chez HRC à Tokyo et j’ai visité le département R&D : 35 ingénieurs travaillent exclusivement sur ce projet CRF. C’est impressionnant de voir toute la technologie qui gravite autour de son développement, ainsi que les séances de brainstorming pour déterminer où et comment améliorer la moto. Je pense que nous verrons plusieurs étapes d’évolution au fil de la saison entre les mains de nos trois pilotes MXGP. »

Toujours tourné vers l’avenir, comment jugez-vous l’évolution du motocross aujourd’hui, notamment au niveau du championnat du monde ?

« Le championnat MXGP est sans aucun doute le plus compétitif au monde. De nombreuses marques officielles sont engagées et nous avons les meilleurs pilotes de la planète, ce que confirme encore le Motocross des Nations. Le seul point à améliorer serait de remplir davantage les grilles et d’atteindre systématiquement 40 pilotes. C’est actuellement la principale limite du système. Il faudrait aussi probablement revoir la préparation des circuits, qui offrent trop souvent une seule trajectoire, ce qui peut rendre les courses moins spectaculaires. Pour les constructeurs, cela reste malgré tout une vitrine internationale incontournable. »

Les Internazionali d’Italia 2026 débutent et votre équipe est, comme toujours, au rendez-vous. Pourquoi ces épreuves sont-elles si importantes en début de saison ?

« Pour nous, les Internazionali d’Italia ont toujours été des courses clés pour tester le matériel et les pilotes avant le championnat du monde. Les pistes sont de grande qualité et le calendrier est parfaitement placé pour enchaîner les essais puis le premier Grand Prix. Nous ne pouvons donc pas manquer ces rendez-vous, même si chaque année d’autres organisateurs nous sollicitent. Pour nous, ces deux épreuves italiennes restent prioritaires. »