Published On: 26 novembre 2015

Champion du monde MX2 cette année, Tim Gajser n’a pas attendu pour convaincre Honda de lui confier une 450 officielle la saison prochaine et de le laisser rouler dans la catégorie reine aux côtés de Gautier Paulin et d’Evgeny Bobryshev. Une stratégie radicalement différente de celle menée par Jeffrey Herlings. Déjà deux fois titré en MX2, l’officiel KTM entend bien reconquérir sa couronne et s’offrir un 3ème titre. De son côté, Gajser évite toute pression inutile en préférant tenter sa chance en MXGP plutôt que de défendre son numéro 1 en MX2.

Jeffrey Herlings

Pas question de MXGP pour le moment en ce qui concerne Jeffrey Herlings, le Hollandais a été confirmé ces derniers jours dans la catégorie MX2 en 2016. Une catégorie dans laquelle il ne retrouvera pas l’an prochain trois de ses plus sérieux adversaires cette année: Tim Gajser, Valentin Guillod et Jordi Tixier (les deux derniers contraints par la limite d’âge) seront tous les trois en MXGP en 2016.

« Gajser et moi sommes dans des situations très différentes », commente Herlings. « C’est sans doute difficile à entendre mais je dois dire que je suis certain qu’il y a beaucoup de différence entre une Honde 250 et une Honda 450. S’il termine 5 ou 6ème l’an prochain, tout le monde trouvera cela bien. Par contre, en tant que champion du monde, s’il se fait battre en MX2, ce sera une déception. Je suis persuadé que la KTM est actuellement plus performante. Normalement, sans blessure, j’aurais sans doute gagné le championnat avec une avance confortable. La position de Gajser est donc difficile… mais c’est peut-être en effet pour lui une bonne chose de monter sans attendre en MXGP et pouvoir rouler ainsi avec moins de pression qu’en MX2. »

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Le Hollandais pense également que les saisons éprouvantes qu’il vient de connaître en 2014 et 2015 en étant contraint d’assister aux victoires de ses adversaires après avoir mené largement le championnat ont modifié sa façon d’approcher la compétition. « Si j’avais été conscient de cela il y a quelques mois, la saison ce serait sans doute terminée très différemment », avoue le pilote KTM, « mais je sais aujourd’hui que pour devenir champion du monde – en MX2 comme en MXGP – il faut privilégier le fait de marquer de gros points à chaque Grand Prix, être dans le top-5 à chaque fois. Fèbvre comme Gajser n’étaient que sixièmes ou septièmes après les premières courses. Plus tard, Gajser comptait pas moins de 200 points de retard sur moi… mais il est malgré tout parvenu à remporter le championnat ! Chaque année est différente… mais j’ai beaucoup de regrets. J’ai ruiné deux championnats consécutifs à cause de blessure, par manque d’intelligence. Je pense souvent trop à la victoire, même quand je n’en suis pas capable. J’ai beaucoup appris de tout cela et j’attends à présent d’être à 100% avant de reprendre le guidon ! »