Motocross

Les frères Coenen nous parlent de leur futur avec Bud Racing

Les frères Coenen nous parlent de leur futur avec Bud Racing
Decrease Font Size Increase Font Size Taille du texte Imprimer

Après les performances prometteuses de Sacha et Lucas Coenen ces derniers mois, l’intérêt pour les deux talents belges de 13 ans est allé grandissant. Finalement, les frères jumeaux ont fait un choix qui peut paraître surprenant : celui de passer de KTM à Kawasaki en rejoignant la structure française Bud Racing Kawasaki. On en parle avec les deux frangins et leur père Rafaël.

L’équipe des frères Dassé a été l’une des premières équipes de haut niveau en Europe à se consacrer au développement de jeunes pilotes prometteurs. En 2021, Bud Racing poursuivra sur cette voie. Au total, l’équipe d’Hossegor comptera pas moins de quatre champions nationaux l’année prochaine : Hakon Fredriksen (18 ans), Quentin Prugnères (15 ans), Amandine Verstappen (21 ans) et Sacha Coenen.

En outre, la structure Bud Racing Junior Team a été créé spécialement pour les frères Coenen. La confiance dans le potentiel de Lucas et Sacha est donc de toute évidence plutôt grande. De plus, pour la première fois dans leur jeune carrière, les deux garçons se retrouvent dans une structure professionnelle de ce niveau.

Sacha Coenen a dominé le championnat de France 85cc cette année.

Qu’attendez-vous de la saison prochaine ?

Lucas Coenen : “Que nous ayons un contact agréable avec les gens autour de nous. Bien sûr, c’est formidable de rouler dans une équipe aussi professionnelle.”

Sacha Coenen : “D’obtenir des bons résultats, et de faire de mieux en mieux !”

Chez Bud Racing, de nombreux pilotes de haut niveau y ont lancé leur carrière internationale. Est-ce qu’il y a des pilotes qui sont passés chez Bud que vous admirez ?

Sacha : “En premier lieu, Marvin Musquin mais aussi Dylan Ferrandis bien-sûr.”

Lucas : “Oui, ce sont certainement deux pilotes qui ont fait un parcours exemplaire! Mais il y a eu tellement de bons pilotes chez Bud.”

Sacha, il y a eu peu de courses cette année, mais le titre français en 85cc t’a-t-il finalement permis de te consoler ?

Sacha : “Un peu. Mais j’aurais aussi aimé me montrer aussi au championnat d’Europe et au championnat du monde. D’autre part, il est positif que beaucoup de gens aient appris à nous connaître en France. C’est entre autres pour cette raison que nous avons reçu de nombreuses offres pour entrer dans de bonnes équipes l’année prochaine”.

A LIRE EGALEMENT  MXGP : le replay intégral du GP de Russie commenté en Français

Lucas, pour toi, 2020 a été ta première année sur la 125cc. Quel bilan en tires-tu ?

Lucas : “C’est positif. En termes de pilotage, il était amusant de rouler avec plus de puissance et plus de vitesse. J’ai également fait beaucoup de progrès depuis le début de la saison. Cela semble fou, mais je suis maintenant 4 à 5 secondes plus rapide que lorsque j’ai commencé sur la 125cc. Je suis vraiment désolé de m’être blessé au poignet cet été car je devais normalement participer aux GP à Faenza, Mantova et Lommel”.

Quel a été le facteur décisif dans votre choix pour Bud Racing ?

Rafael (papa de Sacha et Lucas) : “Qu’ils nous soutiennent autant pour les deux garçons et nous aient fait une offre sur le long terme ont été les facteurs décisifs. Grâce à Bud Racing, nous avons également l’opportunité d’aller en Amérique où nous pouvons faire quelques courses pour leur équipe Bud Racing USA. Mais ce n’était pas un choix facile car il y avait plusieurs offres intéressantes”.

Cela signifie-t-il aussi que vous vous installez en France ?

Lucas : “Probablement, oui. De cette façon, nous serons plus proches de l’équipe et il y aura de nombreuses possibilités d’entraînement dans la région”.

Cet été, vous avez également fait un entraînement en Supercross. Comment cela s’est-il passé ?

Sacha : “Très agréable mais aussi très différent du motocross. Il faut être très précis et rester concentré, c’est pourquoi nous commencerons par des sessions très courtes de 6 à 7 minutes maximum”.

Rafael : “Lucas lui aussi a déjà montré des belles choses à l’entrainement sur une piste de Supercross. Bien sûr, on peut franchir certains obstacles plus facilement sur une 125cc mais il s’est bien adapté”.

Entretemps, tu es également passé à la 125cc Sacha. Comment cela se passe-t-il ?

Sacha : “Beh, ce n’est pas difficile de s’y habituer. En fait, ce n’est pas si mal. Le premier jour seulement, j’ai dû m’adapter un peu, mais depuis, ça va de mieux en mieux. En fait, je m’amuse plus sur la 125cc que sur la 85cc”.

Cette année, pour la première fois, vous n’avez pas roulé dans la même classe…

Lucas : “Cela ne change pas grand-chose mais c’est intéressant si nous pouvons rouler dans la même classe et la même équipe. Nous pouvons toujours apprendre l’un de l’autre”.

A LIRE EGALEMENT  Jeffrey Herlings : "Je sais d'où je viens"

Quels sont vos objectifs pour 2021 ?

Sacha : “Pour moi, tout sera nouveau l’année prochaine, tant l’EMX125 que le championnat de France 125cc. J’aimerais être dans le top-10”.

Lucas : “Définitivement, le top-10 au classement final et être en tête autant que possible à chaque course”.

Cet été, vous avez rencontré l’équipe en stage en France et vous avez également rencontré Eric Sorby. Sorby est l’un des meilleurs spécialistes européens du Supercross mais aussi une personnalité très particulière.

Rafael : “Je pense que vous pouvez comparer Eric à Marc de Reuver. Il sait que lui-même aurait dû faire certaines choses différemment dans sa carrière. Il est très honnête à ce sujet et, dans certains domaines, il nous rappelle que ses pilotes feront le contraire de ce qu’il faisait en tant que pilote.  Bien qu’il soit sociable et possède beaucoup d’humour, il est très sérieux quand il s’agit des entrainements et de la préparation”.

En 2016, sur la Rookies Cup.

Qu’est-ce qui vous attire tant aux États-Unis ?

Lucas : “Je pense que c’est juste amusant d’y aller. Il y a beaucoup de pistes, le Supercross y est très important. Tout est très différent de l’Europe”.

Sacha : “Les pistes me plaisent aussi et les championnats bien sûr. Il y a beaucoup de spectateurs, beaucoup de spectacle et il y a beaucoup d’attention pour le motocross”.

Rafael : “Ce n’est absolument pas que nous soyons exclusivement concentrés seulement sur les États-Unis. En premier lieu, l’EMX125 et les championnats de France sont nos principaux objectifs, mais à côté de cela, nous voulons nous montrer en Amérique quand notre programme le permet. »

Comme vos fils feront partie d’une équipe professionnelle l’année prochaine, de nombreuses charges quitteront vos épaules…

Rafael : “C’est vrai aussi. En ce qui concerne les aspects pratiques, logistiques et, bien sûr, financiers, le timing du passage à Bud Racing est parfait. Un jeune pilote de haut niveau nécessite déjà un investissement important, quand on en a deux, c’est une sacrée entreprise ! Le seul inconvénient est que nous devons dire au revoir aux partenaires loyaux qui nous ont soutenus toutes ces années. Bien entendu, c’est comme ça quand on fait partie d’un team”.

Interview: Tom Jacobs

Vos commentaires

Plus de motocross