Motocross MXGP

Kevin Strijbos : “Aujourd’hui, je sais exactement ce que je veux !”

Kevin Strijbos : “Aujourd’hui, je sais exactement ce que je veux !”
Decrease Font Size Increase Font Size Taille du texte Imprimer

Kevin Strijbos fait aujourd’hui partie des vétérans du peloton MXGP. Mais la détermination du pilote de Wuustwezel est pourtant bien toujours là. Et ce, malgré une saison 2018 qui ne s’est pas vraiment déroulée comme prévu pour “the kid”. Opéré au coude en octobre dernier, il enchaîne actuellement les séances de kinésithérapie et les sorties à vélo, sur la route uniquement, le VTT n’étant pas encore autorisé. Le 6 décembre, Kevin repassera des examens de suivi. D’ici-là, il devrait avoir officialisé un accord avec un nouveau team. 

Car oui, Kevin Strijbos n’en restera pas là. Il avait annoncé à sa sortie du team Suzuki fin 2017 que 2018 serait sa dernière saison. “J’ai encore beaucoup de plaisir à rouler”, réagit-il, ” et je ne me vois pas stopper après une saison comme celle-là. Je suis très réaliste quant aux objectifs que je me fixe mais je sais à quel point 2018 a été une année difficile. Je sais que beaucoup de gens ne croient plus en moi mais je sais aussi que je vaux beaucoup mieux que ce que j’ai pu montrer cette année.”

“Je connais ma valeur de marché.”

Selon nos informations, Strijbos devrait trouver refuge au sein d’un nouveau team Yamaha. Une façon de boucler la boucle pour notre compatriote qui avait fait ses débuts internationaux au guidon d’une machine de la marque aux 3 diapasons. Strijbos roule en GP depuis 2001.

 

 

 

Depuis plusieurs saisons, Strijbos a la particularité de ne plus avoir de manager qui veille sur ses intérêts. Il négocie donc en direct avec les teams. “Quand tu es jeune, tu n’y connais rien, tu n’as aucune expérience”, explique-t-il. “C’est à ce moment que le manager peut t’apporter vraiment quelque chose. A présent, je sais exactement ce que je veux et ce que je ne veux pas. Evidemment, je fais toujours relire les contrats mais je préfère mener moi-même les négociations. Je suis très ouvert quant à mes besoins et mes souhaits. Je veux avant tout pouvoir travailler de façon professionnelle. Je connais aussi ma valeur de marché. A présent, je ne vaux certainement pas un salaire de 100 000 euro mais je n’ai pas non plus l’intention d’investir mon propre argent pour rouler. Certains teams apprécient beaucoup le fait que je sois très ouvert dans la négociation.”

“Pourquoi consacrer 60 000 € pour aller terminer 15ème sur un GP overseas ?”

On ne devrait en principe pas voir Kevin Strijbos sur les GP overseas l’an prochain. “Le team est occupé à vérifier la possibilité de disputer ces GP également mais je suis très réaliste à ce sujet. C’est une jeune équipe et je suis convaincu qu’ils doivent grandir étape par étape, avoir une vision à long terme. Pourquoi investir 60 000 euro pour aller prendre une 16ème place sur un GP à l’autre bout du monde. C’est prendre beaucoup de risques pour rien. Autant investir cet argent ailleurs”, explique l’ancien vice-champion du monde.

La vie de Kevin Strijbos, c’est aussi à présent celle d’un jeune papa. “Sur une course ou un entraînement, cela ne change rien pour moi”, avance-t-il. “Je suis toujours à 100% concentré sur ce que je fais. Mais c’est évident que, à la maison, cela change beaucoup de choses. Une journée difficile est bien plus vite oubliée. Quand je passe du temps à jouer avec Jayden, tout le reste devient accessoire !”

 

 

Vos commentaires